SACRE ET MASSACRE
Jeudi 4 septembre 2008Patrick JANN!N s’explose à la galerie Kennory Kim, 22 rue des Vertus, 75003 PARIS, du 12 septembre au 11 octobre 2008 . Vernissage le 12/10, de 18h00 à 22h00
Patrick JANN!N s’explose à la galerie Kennory Kim, 22 rue des Vertus, 75003 PARIS, du 12 septembre au 11 octobre 2008 . Vernissage le 12/10, de 18h00 à 22h00
Révoltés, rêveurs, bloggeurs, sales poètes, putains d’artistes, jeunes et vieux cons, bons hommes et femmes de mauvaises vies, hétéros intégristes, pédés pratiquant, nègres, niakoués, athées, libertaires, feignant de chomeurs, travailleurs décharnés, philosophes de comptoirs, intellos-bobos, employés ou vrillés, Pd-g, gens qui servent à quelque chose ou à rien, moches, beaux, frustré, ténébreux, exhubérants, toi, moi, nous, tata dédette, tout ceux qui ne veulent pas subir la société et son lot d’iniquités, et qui veulent changer le monde, prendre leur vie et la société en main, inventer des modes de pensée et de vie alternatifs, ce blog est le votre.
Attention ! Vous allez devenir Universensualiens ! Vous allez vous interroger sur des questions universelles et sociétales, sur la vie, la mort, l’amour, le cul ! Vous allez donner du sens à vos vies et bouleverser la société ! Vous allez devenir hors normes, plus libres et faire l’histoire.
Transcender les mondes, exprimez vous, prenez vous en main, créez des liens.
Révez le monde et faites en une réalité. Dream the world. Make it real. UniversensualienS.
Guru
Les Universensualiens est un mouvement artistico-philosophique né de la réunion d’hommes et de femmes, plutôt d’individus, voire d’individualités fortes, aux prises avec la Société dans ce qu’elle a d’essentiel : le nivellement de l’individu justement, qui seul est à même de lui garantir sa cohésion.
Les Universensualiens, donc, sont issus de cette prise de conscience qui taraude les plus éveillés, les plus exigeants d’entre nous lorsque, face à un nouveau consensus, face à un nouveau passage du rouleau compresseur, que ce soit au niveau politique, moral ou culturel, l’on s’écrie : oui MAIS ! Mais qu’en est-il de moi, de mes aspirations et de mes envies ? Qu’en est-il de mon imagination ? Qu’en est-il de mon Moi ?
On le voit bien, ce mouvement est donc en premier lieu l’équivalent d’un coup de marteau dans l’appareil social. Seulement, quelle peut bien être au juste, non pas la valeur – car comme on l’a dit, il s’agit du groupement d’êtres qui luttent ensemble pour la défense de leur individualité, de l’intégrité de leur Moi -, mais l’efficacité d’un marteau face à un rouleau compresseur ? C’est David contre Goliath ! Peut-être bien. Mais l’histoire est là pour alors nous rappeler que le plus fort n’est pas toujours celui que l’on croit. Il ne s’agit donc pas pour nous, pour chacun d’entre nous, d’entrer en guerre contre la société, car à coup sûr, l’issue d’un tel combat nous serait fatale, mais bien plutôt de miner l’édifice à sa base en travaillant à l’éveil des consciences. Car c’est seulement à partir du moment où l’homme prend conscience de son esclavage qu’il peut alors se révolter. Ca, tout gouvernant, tout chef le sait. D’où l’importance de maintenir le maximum d’individus dans l’ignorance. Car celui qui ne réfléchit pas, celui qui n’a pas acquis cette distance vis-à-vis de lui-même qui peut lui permettre de se voir tel qu’il est au milieu d’un groupe et de s’en dissocier, celui-là seul obéit. C’est le bon ouvrier, le bon citoyen, le bon élève. C’est l’Honnête Citoyen. Grâce à la révolution française, grâce au libéralisme et grâce à la fin des superstitions, la fameuse mort de Dieu, l’Honnête Citoyen, l’honnête homme, a pu s’épanouir comme une fleur, et conquérir une bonne partie de la planète. Issu de rien, il n’est Rien. Mais tout autour de lui le conforte dans cette idée qu’au contraire il est Tout. Ainsi il apparaît dans toutes les publicités, dans tous les films à gros budget mais aussi, et c’est bien plus grave qu’on ne le croit, déjà dans tous les modèles qu’on sert aux enfants avant même le début de leur scolarisation, de leur abêtissement généralisé, de leur formatage.
Se voyant ainsi chanté et loué, l’Honnête Homme vit dans une bienveillante atmosphère de sécurité. Il ne connaît pas la solitude, car il ressemble à tout le monde. Il ne connaît pas l’ennui car tout est fait pour l’occuper et le divertir. Bien sûr, il a quelques soucis, mais pas plus que son voisin, et surtout ce sont les mêmes. D’autant plus si les médias s’en font l’écho. Cela signifie alors que les autorités vont bientôt tout arranger. Le voilà donc rassuré. Bref, l’Honnête Citoyen, on le voit, est choyé. Il ne demande rien car il croit qu’on lui a déjà tout accordé. Et même si parfois il lui vient quelque doute, la peur de perdre ses avantages le maintient au silence. Et il est bien heureux comme cela.
Oui MAIS ! Oui mais nous, nous ne voulons pas obéir. Nous, nous pensons qu’il est de notre devoir de lutter, quotidiennement, contre l’abrutissement généralisé, car il nous est vital de préserver notre intégrité, notre différence. Nous ne voulons pas une petite place au soleil pour y couler des jours heureux en attendant le repos éternel, et avec lui la paix de l’âme, nous voulons le Soleil. Nous voulons crier au monde : réveille-toi ! Et si le monde ne veut pas, qu’au moins il nous foute la paix. Nous refusons toute oppression, et nous exigeons le respect pour nos actes et nos idées, parce que nous sommes des Hommes et des Femmes. Nous sommes ce que NOUS sommes. Pas plus qu’il n’y a de citoyen modèle, il n’y a de société modèle, ou idéale. Ce sont là deux dangereux écueils à éviter ! Chaque pensée doit être repensée, chaque dogme conspué, toute loi détournée, toute organisation sociale et toute tentative de prise de pouvoir foulées aux pieds. La mission de chacun d’entre nous est une lutte acharnée, quotidienne, volontaire et désirée contre la tiédeur, la médiocrité, le conformisme et la mort. L’impossible fin et la vanité d’une telle lutte ne doivent pas nous effrayer. Ayons l’orgueil de croire en nous ! Oui la vie est absurde, en ce sens où rien n’a de sens car voué au néant. Mais c’est justement, à partir de cette prise de conscience, que notre lutte prend sens, devient LE SENS. C’est en combattant que l’Homme se réalise. C’est, comme à ses origines, en sortant la tête de l’eau, et en criant sa révolte.
Nous, Universensualiens, encore une fois poussons ce cri. Cri de lutte, de fureur, appel au désordre, à la vie et à l’amour. Oui la vie est absurde, tout comme l’art est inutile. C’est justement pour ça qu’il faut créer et vivre pleinement. Pour préserver cette inutilité, ce luxe de l’improductivité quand tout aujourd’hui, même l’homme, a acquis une valeur en fonction de son aptitude à produire pour consommer et à consommer pour produire. Nous revendiquons cette prétendue inutilité de l’art et du rêve, de la créativité sous toutes ses formes, comme étant la plus haute valeur de l’existence. Car c’est en perdant cette gratuité de l’acte, cette fantastique et grandiose conscience de l’absurdité, cette superbe et innocente liberté que l’homme, en devenant prévisible, utile au même titre que le rouage d’une machine, en en étant tout aussi inconscient, perd sa vie. Il la perd ainsi jour après jour et en croyant la gagner. Le voici le crime dont se rend coupable la société. Soyez-en sûrs, il est possible de vivre autrement, et il est nécessaire de penser autrement. L’égalité est un leurre. Cultivons notre différence. Enrichissons-nous de nos différences ! VIVONS !
L’Unique
Et la fable et le sourire /
M’endormirais-je sans toi /
A ton âge de tendre détresse où s’allonger selon le vent /
A ta gloire qui s’ébrouera encore longtemps /
Tendresse tendresse tant de cendres restent /
Qui n’iront plus loger que sous les dorures /
Et ternir les cieux d’autres instants /
Qu’ai-je à scier des poncifs à ciller aux sons et au pif /
Qu’as-tu à croire la crue qui jambe en l’air déplore son froissement soudain /
Qu’a-t-il enfin lui sans pareil à raccourcir des appareils à sécher au fond des ravins /
S /
Jouez joyeux joyaux
Jouez
Solitaires
Vos éclats s’éternisent au fond de gorges déployées
Au sein d’un défilé
Palpitant jugulaire
Brillants que l’on aiguise
Au tranchant des clartés
S /
Trou à sur-sangs nid à sangsues, tu coagules mal en fait, que t’arrives-t-il ?
3/100 ni à sens unique, tu sursautes tu blêmis, ton aura vire au rouge, mais ton or ravit des peuples entiers entassés sur la lame d’un rugissant /
Les cuisses en trapèze dans le lit tiède d’une raison bancale /
L’oraison se brouille d’interdits baby / Outch /
S /
Et de trente-deux centigrades centurion sans ton grade tu en perds des galons plancton tu dégrades /
Tu raccourcis dans le bol en terre rougie, à même le son d’un exsangue Sabra, d’un Chatila, d’un concours d’idoles à en pleurer pour une vie non pour mille vies, et longues, et vertes et usées jusqu’à la corde, de ces vies en trajectoire de jet de chique, couleur pareille, et qui nous passeront l’index et le majeur sur les paupières, de haut en bas /
Amuse ton monde format quinze F non plus grand ça détend ça remplit ça retourne les infinis dans le brut des catalogues ça t’en jaunit les valoches INTERNATIONALES HEXAGONALES LINEIQUES /
Faites jouer l’armistice près du grand bassin /
S /
Le calendrier Universensualien (US) comporte 100 jours. C’est un fait : le nombre est figé. Pas la durée. A module d’élasticité variable, des jours d’ennui iront s’étirant comme la goutte avant rupture, d’autres cracheront sec dans votre gosier à s’en réveiller que la lumière se débinera déjà. Et nous serons là pour vous cueillir, l’oeil en syllabe le coeur en rature.
Prêt à penser …
Quelques citations de Ionesco pour le plaisir et la réflexion :
Plonge dans l’étonnement et la stupéfaction sans limite, ainsi tu peux être sans limite, ainsi tu peux être infiniment.
Il ne faut pas uniquement intégrer, il faut aussi désintégrer. C’est ça la vie. C’est ça la philosophie. C’est ça la science, C’est ça le progrès, la civilisation.
Qui est le plus sage ? Celui qui accepte tout ou celui qui a décidé de ne rien accepter ? La résignation est-elle une sagesse ? On ne peut pas vivre mal, c’est une contradiction
Rajoutons pour le plaisir quelques mots de Nietzsche :
La maturité de l’homme, c’est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant.
La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu’il y a de moins accompli et de plus fragile en elle.
Les Universensualiens se rejoignent sur des valeurs sociétales et philosophiques communes à partir desquels ils développement des recherches dans l’ensemble des arts et domaines de créations : peinture, sculpture, photo, video, installation, design, arts vivants, … mais aussi en architecture, repensant le rapport à l’autre, à l’habitat, à la ville, à l’environnement, dans le stylisme, repensant le rapport à soi, à l’autre, au corps. Des esthétiques Universensualiennes métisses sont donc développées dans chacun de ces domaines.