Archive pour la catégorie ‘21 Eveiller les consciences / To develop sens critique’

De neuf

Jeudi 16 octobre 2008

Naturel de se mêler au sillon commun quand le labour isolé suit les courbes hésitantes d’une dune.

Petite et grande mort réunies sous le ralenti des reins plan rapproché alarmes beauté.

Déjà consortium importun défie ses alliés.

Aucune trace ne subsistera du non appartenant.

Les soucis le néant s’agencent à tue-tête dans la pluie et les cendres.

Oublie oublie l’évidence la buée de tes mots rejoint la brume hivernale.

Je t’aime car tu n’as jamais désappris l’étonnement.

S/

Il est huit heures (mother fucker)

Mardi 30 septembre 2008

Fuite d’optiques

Géomètres en conflit

Odeur de poudre farine des ailes d’un tiède obscur

Il est huit heures à la proue

Il est sans taches l’homme seul penché au clou

Silhouettes de cire

Aux abris en fonte

Aux arbres d’un conte

Aux habits dont

On s’extraie

Au grill l’accélérateur le savoir ses feuilles tes avoirs tes crocus

L’oeuvre au noir l’abribus

Bible impasse

Galbe en chasse

Théorie de mes années

Il est huit heures

Mother Fucker

Nous sommes les Universensualiens, et de la bêtise les pires ennemis.

Jeudi 4 septembre 2008

Nous sommes les Universensualiens, et de la bêtise les pires ennemis.

Anticonformistes, agitateurs, violents, soûlards, provocateurs, apôtres du mauvais goût, du cunnilingus et de la compote de pommes, jamais plus nous ne serons les esclaves de personne. Pas même de la vie. Car si celle-ci devient trop chiante, c’est avec le sourire que nous lui préfèrerons la mort. Et quant à la mort justement, la tienne, toi qui nous écoute, nous voit et nous maudit du haut de ta chaire comme du fond de tes chiottes, toi, curé, soldat, chien, idiot, toi, citoyen, toi, normé, oui ! ta mort à toi, à toi seul ne nous fera pas peur. Au contraire, je dirais même qu’elle nous réjouira. Ta lâcheté a trop fait de dégâts et nous, Universensualiens, refusons de payer encore pour tes conneries.

Nous avons décidé de vivre, et d’être nos propres maîtres. Nous ne nous laisserons plus faire ! La désobéissance est notre déesse et notre muse. Jamais plus nous ne laisserons l’un des nôtres mourir pour une idée ! NON ! Car au contraire, nous, nous allons vivre par et pour nos idées !

Notre idéal est celui de l’homme face au chien. Nous avons abandonné tout respect, toute morale. Notre seule contrainte c’est notre plaisir, et notre plaisir c’est avant tout celui que doit éprouver tout homme à marcher debout, libéré du poids de l’hypocrisie et de la bienséance.

Nous, Universensualiens, sommes, et de loin, beaucoup plus intelligents que la majeure partie d’entre vous. Les temps du silence, de la brimade et de la censure sont révolus. Nous sommes un groupe en colère, et nous prenons dès ce jour rendez-vous avec la révolte permanente. Car c’est le seul chemin possible pour l’homme nouveau.

Nous, Universensualiens, nous sommes aujourd’hui et nous serons demain les destructeurs acharnés de la bêtise et de la complaisance. Et si « dieu n’est pas fait pour les tièdes », alors nous non plus ! Car nous sommes dieu, et nous sommes et nous serons tous des dieux tant qu’on saura baiser et rire et cracher de mépris ! Et aussi on acceptera les cartes bleues, et même ta sœur encore mineure ! Et bandes de lopettes, croyez en nous, croyez en vous ! SURPASSEZ-VOUS !

Hans

Revoltés, réveurs, poetes, artistes / Revolutionars, dreamers, artists

Jeudi 4 septembre 2008

Révoltés, rêveurs, bloggeurs, sales poètes, putains d’artistes, jeunes et vieux cons, bons hommes et femmes de mauvaises vies, hétéros intégristes, pédés pratiquant, nègres, niakoués, athées, libertaires, feignant de chomeurs, travailleurs décharnés, philosophes de comptoirs, intellos-bobos, employés ou vrillés, Pd-g, gens qui servent à quelque chose ou à rien, moches, beaux, frustré, ténébreux, exhubérants, toi, moi, nous, tata dédette, tout ceux qui ne veulent pas subir la société et son lot d’iniquités, et qui veulent changer le monde, prendre leur vie et la société en main, inventer des modes de pensée et de vie alternatifs, ce blog est le votre.

Attention ! Vous allez devenir Universensualiens ! Vous allez vous interroger sur des questions universelles et sociétales, sur la vie, la mort, l’amour, le cul ! Vous allez donner du sens à vos vies et bouleverser la société ! Vous allez devenir hors normes, plus libres et faire l’histoire.

Transcender les mondes, exprimez vous, prenez vous en main, créez des liens.

Révez le monde et faites en une réalité. Dream the world. Make it real. UniversensualienS.

Guru


Universensualiens : mode d’emploi

Jeudi 21 août 2008

Les Universensualiens est un mouvement artistico-philosophique né de la réunion d’hommes et de femmes, plutôt d’individus, voire d’individualités fortes, aux prises avec la Société dans ce qu’elle a d’essentiel : le nivellement de l’individu justement, qui seul est à même de lui garantir sa cohésion.

Les Universensualiens, donc, sont issus de cette prise de conscience qui taraude les plus éveillés, les plus exigeants d’entre nous lorsque, face à un nouveau consensus, face à un nouveau passage du rouleau compresseur, que ce soit au niveau politique, moral ou culturel, l’on s’écrie : oui MAIS ! Mais qu’en est-il de moi, de mes aspirations et de mes envies ? Qu’en est-il de mon imagination ? Qu’en est-il de mon Moi ?

On le voit bien, ce mouvement est donc en premier lieu l’équivalent d’un coup de marteau dans l’appareil social. Seulement, quelle peut bien être au juste, non pas la valeur – car comme on l’a dit, il s’agit du groupement d’êtres qui luttent ensemble pour la défense de leur individualité, de l’intégrité de leur Moi -, mais l’efficacité d’un marteau face à un rouleau compresseur ? C’est David contre Goliath ! Peut-être bien. Mais l’histoire est là pour alors nous rappeler que le plus fort n’est pas toujours celui que l’on croit. Il ne s’agit donc pas pour nous, pour chacun d’entre nous, d’entrer en guerre contre la société, car à coup sûr, l’issue d’un tel combat nous serait fatale, mais bien plutôt de miner l’édifice à sa base en travaillant à l’éveil des consciences. Car c’est seulement à partir du moment où l’homme prend conscience de son esclavage qu’il peut alors se révolter. Ca, tout gouvernant, tout chef le sait. D’où l’importance de maintenir le maximum d’individus dans l’ignorance. Car celui qui ne réfléchit pas, celui qui n’a pas acquis cette distance vis-à-vis de lui-même qui peut lui permettre de se voir tel qu’il est au milieu d’un groupe et de s’en dissocier, celui-là seul obéit. C’est le bon ouvrier, le bon citoyen, le bon élève. C’est l’Honnête Citoyen. Grâce à la révolution française, grâce au libéralisme et grâce à la fin des superstitions, la fameuse mort de Dieu, l’Honnête Citoyen, l’honnête homme, a pu s’épanouir comme une fleur, et conquérir une bonne partie de la planète. Issu de rien, il n’est Rien. Mais tout autour de lui le conforte dans cette idée qu’au contraire il est Tout. Ainsi il apparaît dans toutes les publicités, dans tous les films à gros budget mais aussi, et c’est bien plus grave qu’on ne le croit, déjà dans tous les modèles qu’on sert aux enfants avant même le début de leur scolarisation, de leur abêtissement généralisé, de leur formatage.

Se voyant ainsi chanté et loué, l’Honnête Homme vit dans une bienveillante atmosphère de sécurité. Il ne connaît pas la solitude, car il ressemble à tout le monde. Il ne connaît pas l’ennui car tout est fait pour l’occuper et le divertir. Bien sûr, il a quelques soucis, mais pas plus que son voisin, et surtout ce sont les mêmes. D’autant plus si les médias s’en font l’écho. Cela signifie alors que les autorités vont bientôt tout arranger. Le voilà donc rassuré. Bref, l’Honnête Citoyen, on le voit, est choyé. Il ne demande rien car il croit qu’on lui a déjà tout accordé. Et même si parfois il lui vient quelque doute, la peur de perdre ses avantages le maintient au silence. Et il est bien heureux comme cela.

Oui MAIS ! Oui mais nous, nous ne voulons pas obéir. Nous, nous pensons qu’il est de notre devoir de lutter, quotidiennement, contre l’abrutissement généralisé, car il nous est vital de préserver notre intégrité, notre différence. Nous ne voulons pas une petite place au soleil pour y couler des jours heureux en attendant le repos éternel, et avec lui la paix de l’âme, nous voulons le Soleil. Nous voulons crier au monde : réveille-toi ! Et si le monde ne veut pas, qu’au moins il nous foute la paix. Nous refusons toute oppression, et nous exigeons le respect pour nos actes et nos idées, parce que nous sommes des Hommes et des Femmes. Nous sommes ce que NOUS sommes. Pas plus qu’il n’y a de citoyen modèle, il n’y a de société modèle, ou idéale. Ce sont là deux dangereux écueils à éviter ! Chaque pensée doit être repensée, chaque dogme conspué, toute loi détournée, toute organisation sociale et toute tentative de prise de pouvoir foulées aux pieds. La mission de chacun d’entre nous est une lutte acharnée, quotidienne, volontaire et désirée contre la tiédeur, la médiocrité, le conformisme et la mort. L’impossible fin et la vanité d’une telle lutte ne doivent pas nous effrayer. Ayons l’orgueil de croire en nous ! Oui la vie est absurde, en ce sens où rien n’a de sens car voué au néant. Mais c’est justement, à partir de cette prise de conscience, que notre lutte prend sens, devient LE SENS. C’est en combattant que l’Homme se réalise. C’est, comme à ses origines, en sortant la tête de l’eau, et en criant sa révolte.

Nous, Universensualiens, encore une fois poussons ce cri. Cri de lutte, de fureur, appel au désordre, à la vie et à l’amour. Oui la vie est absurde, tout comme l’art est inutile. C’est justement pour ça qu’il faut créer et vivre pleinement. Pour préserver cette inutilité, ce luxe de l’improductivité quand tout aujourd’hui, même l’homme, a acquis une valeur en fonction de son aptitude à produire pour consommer et à consommer pour produire. Nous revendiquons cette prétendue inutilité de l’art et du rêve, de la créativité sous toutes ses formes, comme étant la plus haute valeur de l’existence. Car c’est en perdant cette gratuité de l’acte, cette fantastique et grandiose conscience de l’absurdité, cette superbe et innocente liberté que l’homme, en devenant prévisible, utile au même titre que le rouage d’une machine, en en étant tout aussi inconscient, perd sa vie. Il la perd ainsi jour après jour et en croyant la gagner. Le voici le crime dont se rend coupable la société. Soyez-en sûrs, il est possible de vivre autrement, et il est nécessaire de penser autrement. L’égalité est un leurre. Cultivons notre différence. Enrichissons-nous de nos différences ! VIVONS !

L’Unique

 

Principe d’éducation et de pédagogie Universensualienne n°4

Mercredi 20 août 2008

“Démontons la pédagogie officielle faite pour fabriquer des esclaves. Batissons une pédagogie qui convienne à des cerveaux d’Homme.”- Anna Mahé -

Principe libertaire-Universensualien 2 : Nuire à la bêtise

Lundi 18 août 2008

La défaite de la pensée n’est pas généralisée et le triomphe de la barbarie pas encore effectif. Le dessein d’une pensée critique libertaire consiste toujours à opposer la culture aux forces sombres et grégaires, en quelque sorte à réactualiser le message et la puissances des Lumières qui présidaient à la Révolution française.

Les objectifs de l’époque restent d’actualité : l’autonomie de la raison, la réflexion libre détachée des attaches dominantes du moment, l’arrachement à la condition passive, afin de célébrer l’activité, la positivité et le volontarisme éthique aussi bien qu’esthétique, la libre pensée opposée à toutes les formes de religion et de communautarisme, la méfiance, la défiance, sinon la haine à l’endroit de tout ce qui est grégaire.

Les ennemis eux aussi persistent et durent, semblables : les promoteurs de l’ordre tel qu’il est. Ceux qui, plutôt que de réactualiser l’impératif catégorique voltairien ” écrasons l’infâme ! ” ou même kantien ” sapere aude (pense et ose par toi même)” , préfèrent célébrer la moral et la religion.

L’objectif reste indéfectiblement nietzschéen : “Nuire à la bêtise.” A défaut, celle-ci triomphera sans partage au point que les autoritarismes d’antant paraitront ternes et pâles à côté de ceux qui auront réussi à asservir les corps, certes, mais aussi et surtout les âmes.

Michel Onfray

Art Rebel-Universensualien pour s’emparer du monde et le vouloir autre

Samedi 16 août 2008

Les pratiques culturelles sont devenues festives et tribales, holistes et grégaires, simplistes et triviales ; moins des occasions de pratiquer l’art en rebelle qu’en consommateur satisfait dès qu’on aura été du nombre des milliers de visiteurs, lecteurs ou spectateurs de l’événement promu comme tel et auto-engendré.

Reste la jungle. La chance sauvage des affinités électives et des élections singulières, l’amitié, vertu qui manque à l’appel et que devrait célébrer notre siècle en mal de principes communautaires. Ces intersubjectivités radieuses rendent encore possible la rencontre d’oeuvres, au sens large du terme. Celles qui offrent des perspectives critiques, loin des pensées prédigérées vendues et promues par la mode de tout temps et en toute saison, celles qui font de la culture un moyen de s’emparer autrement du monde pour le vouloir autre, différent, plutôt qu’une occasion supplémentaire de pratiquer la distinction et de creuser les abimes qui séparent les classes comme en d’autres temps les castes et les races.

Michel Onfray

Six

Mercredi 23 juillet 2008

Et la fable et le sourire /

M’endormirais-je sans toi /

A ton âge de tendre détresse où s’allonger selon le vent /

A ta gloire qui s’ébrouera encore longtemps /

Tendresse tendresse tant de cendres restent /

Qui n’iront plus loger que sous les dorures /

Et ternir les cieux d’autres instants /

Qu’ai-je à scier des poncifs à ciller aux sons et au pif /

Qu’as-tu à croire la crue qui jambe en l’air déplore son froissement soudain /

Qu’a-t-il enfin lui sans pareil à raccourcir des appareils à sécher au fond des ravins /

S /

4 / 100

Samedi 5 juillet 2008

Jouez joyeux joyaux

Jouez

Solitaires

Vos éclats s’éternisent au fond de gorges déployées

Au sein d’un défilé

Palpitant jugulaire

Brillants que l’on aiguise

Au tranchant des clartés

S /

Trou à sur-sangs

Mercredi 2 juillet 2008

Trou à sur-sangs nid à sangsues, tu coagules mal en fait, que t’arrives-t-il ?

3/100 ni à sens unique, tu sursautes tu blêmis, ton aura vire au rouge, mais ton or ravit des peuples entiers entassés sur la lame d’un rugissant /

Les cuisses en trapèze dans le lit tiède d’une raison bancale /

L’oraison se brouille d’interdits baby / Outch /

S /

Ionesco, le sens de l’absurde

Vendredi 20 juin 2008

Prêt à penser …

Quelques citations de Ionesco pour le plaisir et la réflexion :

Plonge dans l’étonnement et la stupéfaction sans limite, ainsi tu peux être sans limite, ainsi tu peux être infiniment.

Il ne faut pas uniquement intégrer, il faut aussi désintégrer. C’est ça la vie. C’est ça la philosophie. C’est ça la science, C’est ça le progrès, la civilisation.

Qui est le plus sage ? Celui qui accepte tout ou celui qui a décidé de ne rien accepter ? La résignation est-elle une sagesse ? On ne peut pas vivre mal, c’est une contradiction

Rajoutons pour le plaisir quelques mots de Nietzsche :

La maturité de l’homme, c’est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant.

La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu’il y a de moins accompli et de plus fragile en elle.

Artistes ?

Jeudi 12 juin 2008

A tous ceux qui nous rejoindraient, avides de succès, attirés comme des mouches et attifés comme des putes, dans l’espoir et la seule intention de faire, avec nous, grâce à nous, quelque remarquable exposition, je dis :

ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE !

Les Universensualiens ne sont pas et ne seront jamais un moyen. Nous ne sommes pas un tremplin pour la Gloire. Nous ne sommes pas une Star Ac’ de plus. Nous ne pouvons être un moyen car nous sommes une fin. LA FIN justement de cette course à l’opportunisme, ce dieu du pauvre qui toute sa vie cherche à devenir bougeois, ou à se maintenir dans ce qu’il croit être un Etat de Grâce. De ces suiveurs, de ces suceurs de bites qui vont par légion quémander leur aumône à la ceinture de leur patron détesté et pourtant vénéré - car plus que de l’argent, par l’emploi qu’il aura fait d’eux, il apportera en sus un sens à leur misérable existence -, de ces mous agités, de ces cerveaux rongés par la bêtise, imperméables à toute souffrance non répertoriée par la presse venimeuse, nous, Universensualiens, fils de Yaz, sommes les bourreaux.

N’oubliez jamais, moutons, gens de troupeau, vous les “contents”, que nous sommes denués de toute morale. Que donc tous les fondements de votre société, tous les principes religieux qui gouvernent en douce vos âmes transparentes et fragiles, votre pitié humide et fausse, votre solidarisme condescendant, votre humilité d’animal bien dressé, votre amour lourd de reproches et d’interdits, votre démo-crassie toute théorique, bref, tous les dogmes dont vous vous abreuvez quotidiennement, sont nos cibles attitrées. Oui, heureux citoyen, commerçant malhonnête, flic-soldat-curé, facteur de l’ordre et semeur de vertu, les Universensualiens chient sur toi et se repaîtront longtemps encore de tes cris d’effroi.

Alors toi, l’artiste veule, l’apôtre de ce libéralisme puant qui se dit social, toi l’expert en croutes consensuelles, le rebelle de salon, toi l’ouvrier de l’art qui n’a d’autre ambition que celle de gagner plus d’argent pour enfin ressembler à tes chefs comme à tes pairs, déguerpis, pars loin, fuis-nous comme la peste que nous sommes ! Car nous courons vite. Nous sommes armés, et bien décidés à t’enculer.

Les Universensualiens n’accepteront en leur sein, ne chériront et ne défendront que les plus forts ! Honte aux faibles, car la société leur appartient déjà.

L’Eternel et Tout Puant

Prophétie du jour

Vendredi 23 mai 2008

Malraux a dit : « le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas »

Mon 21ème siècle n’est pas.

Pourquoi Malraux l’a-t-il dit ? Parce qu’il le savait, le sentait, et qu’il a voulu nous mettre en garde. Ainsi que nombre d’écrivains d’anticipation qui avaient prévu les dérives de notre siècle naissant, le totalitarisme, les problèmes écologiques.

Il ne s’agit pas là de se faire le chantre de quelque théorie alarmiste, de prêcher la fin du monde. Il s’agit d’écouter ce que la vie et certains d’entre nous nous enseignent. Il faut écouter, voir et sentir.

Parler d’amour à notre époque est devenu honteux. Ca fleure le catho/pathos et le mauvais goût. Mieux vaut parler sexe et garder la tête froide. Ne rien ressentir, dominer ses émotions, son corps, le corps de l’autre, le corps des autres. Dominer le monde.

On a confondu puissance et domination. La puissance, c’est ce qui nous rend plus forts car meilleurs, pas plus forts car plus riches ou plus musclés. Ca, c’est du bla-bla, c’est ce qu’on nous vend sur toutes les chaines de télévision et dans tous les journaux. C’est superficiel et surtout c’est dangereux. Parce que c’est le Modèle Imposé.

Il est humain de chercher à dominer l’autre. C’est malheureux mais c’est comme ça. On domine pour s’enrichir, pour se protéger. C’est un besoin vital. Mais si on trouve un autre moyen de s’enrichir, via l’esprit, si on n’éprouve plus la nécessité de se protéger parce qu’on est devenu plus fort, alors on n’a plus besoin de dominer, on peut vivre en harmonie, avec soi d’abord, puis avec le reste du monde, et avec l’univers. Là est La Puissance.

L’être que je peins et dessine depuis tant d’années, c’est cet individu de chair et de sang, cet être uniquement organique. C’est ce monstre que je ne veux plus être, et dont la promiscuité me fait horreur car je n’ai pas encore réussi à exprimer, à vivre, ce que je suis en train d’écrire.

Je dis : nous sommes des monstres car nous sommes des pauvres en esprit.

Je dis : mes dessins vous font peur mais moi j’ai peur de vous et c’est pour ça que je vous représente ainsi.

Je dis : ce n’est pas parce que Dieu est mort qu’il faut s’avouer vainqueur. On a déraciné une idole, on s’est libéré de la pensée unique. C’est très bien. On a comblé le vide spirituel, le vide dans nos vies et dans nos peurs par toujours plus de confort. C’est très bien. Mais maintenant ? Maintenant que c’est ce confort et la quête éperdue du plaisir qui nous tuent, qu’est-ce qu’on fait ?

Je dis : il y a urgence.

Je dis : regardez-vous en face.

Je dis : réveillez-vous.

Tamanoir, le prophète inutile

désinformation / propagande pratique

Dimanche 18 mai 2008

un film à voir : thank you for smoking :

portraits

Samedi 19 avril 2008

Buzz Universensualien / symbolic actions

Vendredi 18 avril 2008

Nous cherchons des artistes, journalistes, partenaires, collectifs, lieux, pour faire des actions universensualiennes partout dans le monde. We are loorking for artists, journalists, galleries, media to create and support universensualiennes’actions worldwide (send us your proposals)

But : faire exploser les normes, us et coutumes, pratiques liberticides pour changer le monde et proposer des modèles alternatifs de société par un buzz et des actions spectaculaires et symboliques. Les actions seront pilotées en commun. Our purpose is to explod norms, taboos, rites, and anti freedom practicals, to change the world and propose others ways of life by spectacular / innovant and symbolic actions and buzz. All the action will be lead together to increase their efficiency and mediatisation

L’éveil des consciences : films, livres, …

Vendredi 18 avril 2008

les livres, films, événement qui développent l’intelligence, le sens critique, éveillent les esprits et les consciences : proposez des titres et un petit résumé.

Bartelby d’Herman Melville : Petit grain de sable, Bartelby repond aux petits et grands tyrans du quotidien : “I would prefer not”, je préfèrerais pas ou j’aimerais mieux pas… exemple à méditer pour ne plus se laisser emmerder…

La conjuration des imbéciles de John Kennedy Tool

Propaganda d’Edward Bernays.

Le storytelling ou la machine à raconter des histoires et à manipuler l’opinion publique. Christian Salmon

La philosophie dans le boudoir de Sade.

Les choses de Perrec.

Les livres de Tiqqun : L’insurrection qui vient par exemple

Narcisse et Goldmund d’Herman Hesse

Le figaro et TF1 (non je déconne)

… à vous maintenant

Des luttes communautaires : Féminisme / Homos / Ethniques, aux communautarismes

Dimanche 21 avril 1968

Toujours étonné de voir comment nos générations ont oublié les luttes de nos mères. Entendu récemment :” non mais moi ce que je veux c’est un homme, un vrai, qui m’entretienne…” No comment.

Quelle est la pertinence et la revendication des féministes et des femmes d’aujourd’hui. Quelles sont les aspirations, les rêves des femmes ? sont-ils différents de ceux des hommes ? Effacement progressif de la norme sexuelle.

Quid des luttes communautaires (ethniques, sexuels) ? Nouvelles revendications de reconnaissances GLBTT (gay, lesbiennes, bis, trav, trans), reconnaissance sociales, inclusion dans nos sociétés bourgeoises et de consommation, quotas.

Avancées sociétales néanmoins grâce aux luttes communautaires qui étaient nécessaires. Comment ont elles dérivé vers les communautarismes, l’affrontement entre des mondes qui se tolèrent plus, mais ne se mêlent toujours pas, ne souhaitent pas se comprendre ?

Bref, une fois de plus, comment créer une société où les mondes sont plus perméables, plus tolérant, moins figés dans leur communautarismes ou traditions, et, où les individus revendiquent des droits et des devoirs pour une société et non plus pour leurs seules paroisses et tribus.

Passage du sexe au genre. Développement des pratiques polysexuelles et malgré cela, persistance des normes, des discours. Par le cul, bientôt, le changement de référentiels culturels, une société plus reliée ?Genre transcendé