Archive pour la catégorie ‘Libre / Free : Each day one more step’

De neuf

Jeudi 16 octobre 2008

Naturel de se mêler au sillon commun quand le labour isolé suit les courbes hésitantes d’une dune.

Petite et grande mort réunies sous le ralenti des reins plan rapproché alarmes beauté.

Déjà consortium importun défie ses alliés.

Aucune trace ne subsistera du non appartenant.

Les soucis le néant s’agencent à tue-tête dans la pluie et les cendres.

Oublie oublie l’évidence la buée de tes mots rejoint la brume hivernale.

Je t’aime car tu n’as jamais désappris l’étonnement.

S/

Il est huit heures (mother fucker)

Mardi 30 septembre 2008

Fuite d’optiques

Géomètres en conflit

Odeur de poudre farine des ailes d’un tiède obscur

Il est huit heures à la proue

Il est sans taches l’homme seul penché au clou

Silhouettes de cire

Aux abris en fonte

Aux arbres d’un conte

Aux habits dont

On s’extraie

Au grill l’accélérateur le savoir ses feuilles tes avoirs tes crocus

L’oeuvre au noir l’abribus

Bible impasse

Galbe en chasse

Théorie de mes années

Il est huit heures

Mother Fucker

Revoltés, réveurs, poetes, artistes / Revolutionars, dreamers, artists

Jeudi 4 septembre 2008

Révoltés, rêveurs, bloggeurs, sales poètes, putains d’artistes, jeunes et vieux cons, bons hommes et femmes de mauvaises vies, hétéros intégristes, pédés pratiquant, nègres, niakoués, athées, libertaires, feignant de chomeurs, travailleurs décharnés, philosophes de comptoirs, intellos-bobos, employés ou vrillés, Pd-g, gens qui servent à quelque chose ou à rien, moches, beaux, frustré, ténébreux, exhubérants, toi, moi, nous, tata dédette, tout ceux qui ne veulent pas subir la société et son lot d’iniquités, et qui veulent changer le monde, prendre leur vie et la société en main, inventer des modes de pensée et de vie alternatifs, ce blog est le votre.

Attention ! Vous allez devenir Universensualiens ! Vous allez vous interroger sur des questions universelles et sociétales, sur la vie, la mort, l’amour, le cul ! Vous allez donner du sens à vos vies et bouleverser la société ! Vous allez devenir hors normes, plus libres et faire l’histoire.

Transcender les mondes, exprimez vous, prenez vous en main, créez des liens.

Révez le monde et faites en une réalité. Dream the world. Make it real. UniversensualienS.

Guru


Le Gourou se révolte donc nous sommes / I Revolt so we Are

Vendredi 22 août 2008

Je suis le catalyseur de l’esprit, de l’éveil des consciences, des révoltes, des rèves, des possibles.

Je suis l’esprit de l’art, du vin, du plaisir, le souffle d’espoir, l’inconscient, la pulsion de vie, la réunion du corps et de l’esprit, l’orgasme.

Je suis Eros, Bacchus, Venus, l’Hermaphrodyte, le sang, le sperme et l’ovule.

Je suis l’illusion de l’amour, le vertige de l’humour.

Je suis un grain de sable dans les rouages, Bartlelby et Morgan, la petite flamme vacillante, le feu aux poudres, la beauté, la rime, le rite, le rythme, l’absurde, l’inanité, le sens.

Je suis le fou, le décalage, le biais, une autre manière de voir les chose. Je suis l’enfant joueur, nu, sans a priori et sans fard, curieux et sans peur. Je suis l’Anarchiste rouge, l’Affranchi, la Liberté, l’Unique, la Prise en main. Je suis moi, toi, nous. Je suis l’Illégitime.

Je ne suis rien, nous sommes tout. Je suis un Homme, nous sommes des dieux.

Nous sommes ensembles, libres, puissant, paillards, jouisseurs, déconstructeurs, bâtisseurs. Nous sommes humains, nous sommes l’art, la société, l’amour.

Nous inventons ensemble une société libertaire, humaniste, fraternelle, hédoniste.

Nous sommes la conscience du monde.

Nous sommes responsables de notre devenir envers nous même, ici et maintenant. Nous sommes le monde d’aujourd’hui, de demain. Nous sommes Universensualiens.

 Le Guru is U

 I revolt so We ARE

I’m the catalyst of spirit, the awakening of conscience, revolts, dreams, possibles.
I am the spirit of art, wine, pleasure, sex. I’m the breath of hope, the unconscious, the pulse of life, the reunion of body and mind, the climax.
I am Eros, Bacchus, Venus. I’m the Hermaphrodyte, the blood, the sperm and the ovule.
I am the real illusion of love, the vertigo of humour.
I am the grain of sand in the wheels, Bartlelby and Morgan, the small flickering flame, the fire powders, the beauty, the rhyme, the rite, the rhythm, the absurd, the futil, the sense.
I’m the wild, the crazy, the gap, the parallax, another way of seeing things.
I am the child player naked and without a priori, curious and without fear.
I am the Red Anarchist, the Affranchi, the Freedom, the Unic, the Getting Started.

 I am me, you, us. I am the Illegitimate.

Universensualiens : mode d’emploi

Jeudi 21 août 2008

Les Universensualiens est un mouvement artistico-philosophique né de la réunion d’hommes et de femmes, plutôt d’individus, voire d’individualités fortes, aux prises avec la Société dans ce qu’elle a d’essentiel : le nivellement de l’individu justement, qui seul est à même de lui garantir sa cohésion.

Les Universensualiens, donc, sont issus de cette prise de conscience qui taraude les plus éveillés, les plus exigeants d’entre nous lorsque, face à un nouveau consensus, face à un nouveau passage du rouleau compresseur, que ce soit au niveau politique, moral ou culturel, l’on s’écrie : oui MAIS ! Mais qu’en est-il de moi, de mes aspirations et de mes envies ? Qu’en est-il de mon imagination ? Qu’en est-il de mon Moi ?

On le voit bien, ce mouvement est donc en premier lieu l’équivalent d’un coup de marteau dans l’appareil social. Seulement, quelle peut bien être au juste, non pas la valeur – car comme on l’a dit, il s’agit du groupement d’êtres qui luttent ensemble pour la défense de leur individualité, de l’intégrité de leur Moi -, mais l’efficacité d’un marteau face à un rouleau compresseur ? C’est David contre Goliath ! Peut-être bien. Mais l’histoire est là pour alors nous rappeler que le plus fort n’est pas toujours celui que l’on croit. Il ne s’agit donc pas pour nous, pour chacun d’entre nous, d’entrer en guerre contre la société, car à coup sûr, l’issue d’un tel combat nous serait fatale, mais bien plutôt de miner l’édifice à sa base en travaillant à l’éveil des consciences. Car c’est seulement à partir du moment où l’homme prend conscience de son esclavage qu’il peut alors se révolter. Ca, tout gouvernant, tout chef le sait. D’où l’importance de maintenir le maximum d’individus dans l’ignorance. Car celui qui ne réfléchit pas, celui qui n’a pas acquis cette distance vis-à-vis de lui-même qui peut lui permettre de se voir tel qu’il est au milieu d’un groupe et de s’en dissocier, celui-là seul obéit. C’est le bon ouvrier, le bon citoyen, le bon élève. C’est l’Honnête Citoyen. Grâce à la révolution française, grâce au libéralisme et grâce à la fin des superstitions, la fameuse mort de Dieu, l’Honnête Citoyen, l’honnête homme, a pu s’épanouir comme une fleur, et conquérir une bonne partie de la planète. Issu de rien, il n’est Rien. Mais tout autour de lui le conforte dans cette idée qu’au contraire il est Tout. Ainsi il apparaît dans toutes les publicités, dans tous les films à gros budget mais aussi, et c’est bien plus grave qu’on ne le croit, déjà dans tous les modèles qu’on sert aux enfants avant même le début de leur scolarisation, de leur abêtissement généralisé, de leur formatage.

Se voyant ainsi chanté et loué, l’Honnête Homme vit dans une bienveillante atmosphère de sécurité. Il ne connaît pas la solitude, car il ressemble à tout le monde. Il ne connaît pas l’ennui car tout est fait pour l’occuper et le divertir. Bien sûr, il a quelques soucis, mais pas plus que son voisin, et surtout ce sont les mêmes. D’autant plus si les médias s’en font l’écho. Cela signifie alors que les autorités vont bientôt tout arranger. Le voilà donc rassuré. Bref, l’Honnête Citoyen, on le voit, est choyé. Il ne demande rien car il croit qu’on lui a déjà tout accordé. Et même si parfois il lui vient quelque doute, la peur de perdre ses avantages le maintient au silence. Et il est bien heureux comme cela.

Oui MAIS ! Oui mais nous, nous ne voulons pas obéir. Nous, nous pensons qu’il est de notre devoir de lutter, quotidiennement, contre l’abrutissement généralisé, car il nous est vital de préserver notre intégrité, notre différence. Nous ne voulons pas une petite place au soleil pour y couler des jours heureux en attendant le repos éternel, et avec lui la paix de l’âme, nous voulons le Soleil. Nous voulons crier au monde : réveille-toi ! Et si le monde ne veut pas, qu’au moins il nous foute la paix. Nous refusons toute oppression, et nous exigeons le respect pour nos actes et nos idées, parce que nous sommes des Hommes et des Femmes. Nous sommes ce que NOUS sommes. Pas plus qu’il n’y a de citoyen modèle, il n’y a de société modèle, ou idéale. Ce sont là deux dangereux écueils à éviter ! Chaque pensée doit être repensée, chaque dogme conspué, toute loi détournée, toute organisation sociale et toute tentative de prise de pouvoir foulées aux pieds. La mission de chacun d’entre nous est une lutte acharnée, quotidienne, volontaire et désirée contre la tiédeur, la médiocrité, le conformisme et la mort. L’impossible fin et la vanité d’une telle lutte ne doivent pas nous effrayer. Ayons l’orgueil de croire en nous ! Oui la vie est absurde, en ce sens où rien n’a de sens car voué au néant. Mais c’est justement, à partir de cette prise de conscience, que notre lutte prend sens, devient LE SENS. C’est en combattant que l’Homme se réalise. C’est, comme à ses origines, en sortant la tête de l’eau, et en criant sa révolte.

Nous, Universensualiens, encore une fois poussons ce cri. Cri de lutte, de fureur, appel au désordre, à la vie et à l’amour. Oui la vie est absurde, tout comme l’art est inutile. C’est justement pour ça qu’il faut créer et vivre pleinement. Pour préserver cette inutilité, ce luxe de l’improductivité quand tout aujourd’hui, même l’homme, a acquis une valeur en fonction de son aptitude à produire pour consommer et à consommer pour produire. Nous revendiquons cette prétendue inutilité de l’art et du rêve, de la créativité sous toutes ses formes, comme étant la plus haute valeur de l’existence. Car c’est en perdant cette gratuité de l’acte, cette fantastique et grandiose conscience de l’absurdité, cette superbe et innocente liberté que l’homme, en devenant prévisible, utile au même titre que le rouage d’une machine, en en étant tout aussi inconscient, perd sa vie. Il la perd ainsi jour après jour et en croyant la gagner. Le voici le crime dont se rend coupable la société. Soyez-en sûrs, il est possible de vivre autrement, et il est nécessaire de penser autrement. L’égalité est un leurre. Cultivons notre différence. Enrichissons-nous de nos différences ! VIVONS !

L’Unique

 

Six

Mercredi 23 juillet 2008

Et la fable et le sourire /

M’endormirais-je sans toi /

A ton âge de tendre détresse où s’allonger selon le vent /

A ta gloire qui s’ébrouera encore longtemps /

Tendresse tendresse tant de cendres restent /

Qui n’iront plus loger que sous les dorures /

Et ternir les cieux d’autres instants /

Qu’ai-je à scier des poncifs à ciller aux sons et au pif /

Qu’as-tu à croire la crue qui jambe en l’air déplore son froissement soudain /

Qu’a-t-il enfin lui sans pareil à raccourcir des appareils à sécher au fond des ravins /

S /

4 / 100

Samedi 5 juillet 2008

Jouez joyeux joyaux

Jouez

Solitaires

Vos éclats s’éternisent au fond de gorges déployées

Au sein d’un défilé

Palpitant jugulaire

Brillants que l’on aiguise

Au tranchant des clartés

S /

Trou à sur-sangs

Mercredi 2 juillet 2008

Trou à sur-sangs nid à sangsues, tu coagules mal en fait, que t’arrives-t-il ?

3/100 ni à sens unique, tu sursautes tu blêmis, ton aura vire au rouge, mais ton or ravit des peuples entiers entassés sur la lame d’un rugissant /

Les cuisses en trapèze dans le lit tiède d’une raison bancale /

L’oraison se brouille d’interdits baby / Outch /

S /

1 / 100

Mercredi 25 juin 2008

Le calendrier Universensualien (US) comporte 100 jours. C’est un fait : le nombre est figé. Pas la durée. A module d’élasticité variable, des jours d’ennui iront s’étirant comme la goutte avant rupture, d’autres cracheront sec dans votre gosier à s’en réveiller que la lumière se débinera déjà. Et nous serons là pour vous cueillir, l’oeil en syllabe le coeur en rature.

Résolution du jour : Pub / TV / media / caca

Jeudi 15 mai 2008

La TV rend con, formate, est instrument de propagande, d’assujettissement des masses et d’orientation des comportements. Alors ne la regardez pas

Pour une société amorale / To build an amoral society

Vendredi 18 avril 2008

Chaque jour, briser une règle, pour se départir d’un a priori, d’une morale inique, d’une norme injuste, d’une routine sclérosante, pour devenir plus libre, plus conscient et créer une société amorale. Qu’avez-vous fait aujourd’hui ? Each day break a rule, a norm, a moral, a tabou. Which one will you break today ?

L’éveil des consciences : films, livres, …

Vendredi 18 avril 2008

les livres, films, événement qui développent l’intelligence, le sens critique, éveillent les esprits et les consciences : proposez des titres et un petit résumé.

Bartelby d’Herman Melville : Petit grain de sable, Bartelby repond aux petits et grands tyrans du quotidien : “I would prefer not”, je préfèrerais pas ou j’aimerais mieux pas… exemple à méditer pour ne plus se laisser emmerder…

La conjuration des imbéciles de John Kennedy Tool

Propaganda d’Edward Bernays.

Le storytelling ou la machine à raconter des histoires et à manipuler l’opinion publique. Christian Salmon

La philosophie dans le boudoir de Sade.

Les choses de Perrec.

Les livres de Tiqqun : L’insurrection qui vient par exemple

Narcisse et Goldmund d’Herman Hesse

Le figaro et TF1 (non je déconne)

… à vous maintenant

ce soir égalité ! 4 aout 1789

Jeudi 1 janvier 1970

Ce soir, nous, universensualiens, revolutionnerons le monde et abolirons les privilèges. S’ils reviennent, nos descendants le referront. Tonight, together, we, Universensualiens will abolish privileges and change the world. If privileges come back, revolution again !