Archive pour 21 août 2008

Universensualiens : mode d’emploi

Jeudi 21 août 2008

Les Universensualiens est un mouvement artistico-philosophique né de la réunion d’hommes et de femmes, plutôt d’individus, voire d’individualités fortes, aux prises avec la Société dans ce qu’elle a d’essentiel : le nivellement de l’individu justement, qui seul est à même de lui garantir sa cohésion.

Les Universensualiens, donc, sont issus de cette prise de conscience qui taraude les plus éveillés, les plus exigeants d’entre nous lorsque, face à un nouveau consensus, face à un nouveau passage du rouleau compresseur, que ce soit au niveau politique, moral ou culturel, l’on s’écrie : oui MAIS ! Mais qu’en est-il de moi, de mes aspirations et de mes envies ? Qu’en est-il de mon imagination ? Qu’en est-il de mon Moi ?

On le voit bien, ce mouvement est donc en premier lieu l’équivalent d’un coup de marteau dans l’appareil social. Seulement, quelle peut bien être au juste, non pas la valeur – car comme on l’a dit, il s’agit du groupement d’êtres qui luttent ensemble pour la défense de leur individualité, de l’intégrité de leur Moi -, mais l’efficacité d’un marteau face à un rouleau compresseur ? C’est David contre Goliath ! Peut-être bien. Mais l’histoire est là pour alors nous rappeler que le plus fort n’est pas toujours celui que l’on croit. Il ne s’agit donc pas pour nous, pour chacun d’entre nous, d’entrer en guerre contre la société, car à coup sûr, l’issue d’un tel combat nous serait fatale, mais bien plutôt de miner l’édifice à sa base en travaillant à l’éveil des consciences. Car c’est seulement à partir du moment où l’homme prend conscience de son esclavage qu’il peut alors se révolter. Ca, tout gouvernant, tout chef le sait. D’où l’importance de maintenir le maximum d’individus dans l’ignorance. Car celui qui ne réfléchit pas, celui qui n’a pas acquis cette distance vis-à-vis de lui-même qui peut lui permettre de se voir tel qu’il est au milieu d’un groupe et de s’en dissocier, celui-là seul obéit. C’est le bon ouvrier, le bon citoyen, le bon élève. C’est l’Honnête Citoyen. Grâce à la révolution française, grâce au libéralisme et grâce à la fin des superstitions, la fameuse mort de Dieu, l’Honnête Citoyen, l’honnête homme, a pu s’épanouir comme une fleur, et conquérir une bonne partie de la planète. Issu de rien, il n’est Rien. Mais tout autour de lui le conforte dans cette idée qu’au contraire il est Tout. Ainsi il apparaît dans toutes les publicités, dans tous les films à gros budget mais aussi, et c’est bien plus grave qu’on ne le croit, déjà dans tous les modèles qu’on sert aux enfants avant même le début de leur scolarisation, de leur abêtissement généralisé, de leur formatage.

Se voyant ainsi chanté et loué, l’Honnête Homme vit dans une bienveillante atmosphère de sécurité. Il ne connaît pas la solitude, car il ressemble à tout le monde. Il ne connaît pas l’ennui car tout est fait pour l’occuper et le divertir. Bien sûr, il a quelques soucis, mais pas plus que son voisin, et surtout ce sont les mêmes. D’autant plus si les médias s’en font l’écho. Cela signifie alors que les autorités vont bientôt tout arranger. Le voilà donc rassuré. Bref, l’Honnête Citoyen, on le voit, est choyé. Il ne demande rien car il croit qu’on lui a déjà tout accordé. Et même si parfois il lui vient quelque doute, la peur de perdre ses avantages le maintient au silence. Et il est bien heureux comme cela.

Oui MAIS ! Oui mais nous, nous ne voulons pas obéir. Nous, nous pensons qu’il est de notre devoir de lutter, quotidiennement, contre l’abrutissement généralisé, car il nous est vital de préserver notre intégrité, notre différence. Nous ne voulons pas une petite place au soleil pour y couler des jours heureux en attendant le repos éternel, et avec lui la paix de l’âme, nous voulons le Soleil. Nous voulons crier au monde : réveille-toi ! Et si le monde ne veut pas, qu’au moins il nous foute la paix. Nous refusons toute oppression, et nous exigeons le respect pour nos actes et nos idées, parce que nous sommes des Hommes et des Femmes. Nous sommes ce que NOUS sommes. Pas plus qu’il n’y a de citoyen modèle, il n’y a de société modèle, ou idéale. Ce sont là deux dangereux écueils à éviter ! Chaque pensée doit être repensée, chaque dogme conspué, toute loi détournée, toute organisation sociale et toute tentative de prise de pouvoir foulées aux pieds. La mission de chacun d’entre nous est une lutte acharnée, quotidienne, volontaire et désirée contre la tiédeur, la médiocrité, le conformisme et la mort. L’impossible fin et la vanité d’une telle lutte ne doivent pas nous effrayer. Ayons l’orgueil de croire en nous ! Oui la vie est absurde, en ce sens où rien n’a de sens car voué au néant. Mais c’est justement, à partir de cette prise de conscience, que notre lutte prend sens, devient LE SENS. C’est en combattant que l’Homme se réalise. C’est, comme à ses origines, en sortant la tête de l’eau, et en criant sa révolte.

Nous, Universensualiens, encore une fois poussons ce cri. Cri de lutte, de fureur, appel au désordre, à la vie et à l’amour. Oui la vie est absurde, tout comme l’art est inutile. C’est justement pour ça qu’il faut créer et vivre pleinement. Pour préserver cette inutilité, ce luxe de l’improductivité quand tout aujourd’hui, même l’homme, a acquis une valeur en fonction de son aptitude à produire pour consommer et à consommer pour produire. Nous revendiquons cette prétendue inutilité de l’art et du rêve, de la créativité sous toutes ses formes, comme étant la plus haute valeur de l’existence. Car c’est en perdant cette gratuité de l’acte, cette fantastique et grandiose conscience de l’absurdité, cette superbe et innocente liberté que l’homme, en devenant prévisible, utile au même titre que le rouage d’une machine, en en étant tout aussi inconscient, perd sa vie. Il la perd ainsi jour après jour et en croyant la gagner. Le voici le crime dont se rend coupable la société. Soyez-en sûrs, il est possible de vivre autrement, et il est nécessaire de penser autrement. L’égalité est un leurre. Cultivons notre différence. Enrichissons-nous de nos différences ! VIVONS !

L’Unique

 

Be You / Be Ya / Be Universensualien !

Jeudi 21 août 2008

Nous sommes les YaΣUniversensualiens

Ya : instinctif comme un cri primal de peur, de colère ou de joie, symbole de notre animalité et de nos pulsions, de nos désirs, réflexes, eros et thanatos reptiliens.

Nous sommes dépendants de notre capital génétique, de nos aptitudes préalables à la survie et à l’adaptation. Nous devons les connaître et en assumer les forces et les travers.

Les Ya Σ connaissent et assument leur animalité.

Les Ya Σ ont pris conscience de ce qui les a formé ou contraint, de ce qui les a rendu libre ou non, des biais et origines de leurs croyances ou schémas cognitifs. Ils se sont affranchis du poids de l’éducation, des normes, de la culture, du genre, de leurs travers psychanalitiques.

Les Ya Σ sont des esclaves affranchis.

Les Ya suite ou corrélativement (selon les individus) à leur parcours de découverte de soi, s’ouvrent aux questions sociétales, universelles. Ils ne sont pas spectateurs passifs ou soumis de la société dans laquelle ils vivent mais en sont acteurs. Exigeants, mus par une capacité de révolte et de désir d’action, les Ya Σ sont révélateurs des travers de nos sociétés. Ils participent à la déconstruction de ces travers pour réfléchir, construire et créer une société à la fois organisée et libertaire, humaniste et respectueuse de chacun et de la protection du commun, ne cherchant pas à orienter les comportements ou à se protéger d’une explosion par des dérives sécuritaires.

Les Ya Σ recréent le monde ensemble

Les Ya Σ pensent que le sens de la vie n’existe pas a priori, qu’il faut le construire, individuellement et sociétalement et que, l’individu trouve des sens apaisant dans un cadre d’apport et de reconnaissance sociétal.

Les Ya Σ interrogent l’essence de l’existence : qu’est-ce qui est important, fondateur et porteur de sens pour un individu et une société. Comment concilier sens commun (sociétal), et sens individuel ?

Les Ya Σ s’interrogent et produisent, individuellement et collectivement du sens pour les individus, les peuples, les mondes.

A l’instar des sociétés africaines, l’individu ne doit pas produire son propre sens que par rapport à lui-même mais par rapport à son apport et à son utilité pour la société humaine : en quoi son action est utile, nécessaire pour les autres et donc lui donne du sens.

Les Ya Σ reconnaissent l’individu pour ce qu’il est, ce qu’il fait et apporte à la société.

Les Ya Σ renouent avec le plaisir sensuel, sexuel, assumé en dehors des normes et des morales. Le plaisir est à la fois animal et cérébral, les Ya Σ le transforme en art sensoriel, esthétique, amoureuX.

Les Ya Σ tissent ensembles, des liens entre les Hommes, les peuples, les cultures, les sociétés. Les Ya Σ sont métisses, universels, donnent du sens, créent des liens, ils sont UNIVERSENSUALIENS.

Le Guru is U.

Be You / Be Ya  Σ / Be Universensualien


We are the Ya
Σ Universensualiens !

Ya: instinctive as a primal scream of fear, anger or joy, as a symbol of our animality and our impulses, our desires, reflexes, eros and thanatos of our reptilian brain. We are dependent on our capital genetics, our skills prior to the survival and adaptation. We must know and accept them as strengths and throughs.

The Ya Σ – Universensualiens know and assume their animality.

The Ya Σ have become aware of what has trained or forced them, what gave them free or not, what are the bias and origins of their beliefs or cognitive patterns. They were freed from the burden of education, standards, culture, gender, and psychanalitic throughs.

The Ya Σ – Universensualiens are no more slaves they have conquest their freedom.

The Ya Σ, after or correspondingly (as individuals) in their journey of self-discovery, open to societal issues, universal. They are not passive spectators or subjected to the society in which they live but are actors. Exigeants, driven by a revolt capacity and desire for action, Ya Σ are indicative of our societies through. They participate in the deconstruction of these through to think, build and create a society that is both organized and libertarian, humanist and respectful of each and protection, does not seek to direct or behaviour to protect themselves from an explosion abuses by security.  

The Ya Σ – Universensualiens recreate the world together

The Ya Σ believe that there is no meaning of life. People must build there own one, individually and together. Each person should bring an individual contribution to product social / societal goods, what would give a certain meaning to their life and contribute to an harmonious development of the society.  

 

The YaΣ question the essence of existence: what is important, founder and bearer of meaning for an individual and society.

How to reconcile individual and societal meanings? The Ya Σwonder and produce, individually and collectively sense for individuals, for peoples, for worlds.

 

 

 

 

As in the African societies, the individual must not produce its own sense only in relation to himself but in relation to its contribution and its relevance to human society: how its action is useful, necessary for others and therefore it makes sense.  

The Ya Σ recognize an individual for what it is, what he does and brings to society.

 

 

 

The Ya Σ resume with the sensual pleasure, sexuality assumed outside the norms and morals. The pleasure is both animal and cerebral, Ya Σ turns it into an art of love.The Ya Σ weave links, relationships between men and women, peoples, cultures and societies. The Ya Σ are mestizo, universal, give meaning, create links, they are UNIVERSENSUALIENS.

 

The Guru is U

Postulat Universensualien 5 :pulsion de vie, bonheur d’un seul et de tous

Jeudi 21 août 2008

Extrait d’interview de Raoul Vaneigem qui était Universensualien :

“Je ne suis ni maître à penser ni donneur de leçons. Je souhaite seulement que chacun apprenne à mener son existence selon ses désirs et en ce qu’elle a de plus riche : l’expérience de l’homme en voie d’humanisation s’affranchissant de ce qui le réduit à l’état de marchandise. Eriger sa vie en modèle, c’est la figer dans une forme où elle se vide de sa substance. Je me borne à témoigner de mes tentatives de vivre mieux dans un monde où je sais que le bonheur d’un seul est inséparable du bonheur de tous. Se fonder sur la pulsion de vie afin de l’affiner me paraît la meilleure et la plus agréable façon de construire sa destinée, à l’encontre des entraves d’une économie qui exploite l’homme et la terre. Celui qui conforme sa vie aux critères de réussite et d’échec a déjà renoncé à vivre”