En guise de présentation Universensualienne

22 décembre 2008

Révoltés, rêveurs, poètes, artistes / revolutionnars, dreamers, poet, artists

Révoltés, rêveurs, bloggeurs, sales poètes, putains d’artistes, jeunes et vieux cons, bons hommes et femmes de mauvaises vies, hétéros intégristes, pédés pratiquant, nègres, niakoués, athées, libertaires, feignant de chomeurs, travailleurs décharnés, philosophes de comptoirs, intellos-bobos, employés ou vrillés, Pd-g, gens qui servent à quelque chose ou à rien, moches, beaux, frustrés, ténébreux, exhubérants, toi, moi, nous, tata dédette, tout ceux qui ne veulent pas subir la société et son lot d’iniquités, et qui veulent changer le monde, prendre leur vie et la société en main, inventer des modes de pensée et de vie alternatifs, ce blog est le votre.

Attention ! Vous allez devenir Universensualiens ! Vous allez vous interroger sur des questions universelles et sociétales, sur la vie, la mort, l’amour, le cul ! Vous allez donner du sens à vos vies et bouleverser la société ! Vous allez devenir hors normes, plus libres et faire l’histoire.

Transcender les mondes, exprimez vous, prenez vous en main, créez des liens.

Révez le monde et faites en une réalité. Dream the world. Make it real. UniversensualienS… Le Guru is U !

guru universensualien

Les Universensualiens s’interrogent sur les grandes questions universelles et sociétales. Ils proposent des solutions, des actions pour s’approprier et inventer ensemble un monde plus libre, beau, fraternel, sensuel…

Ils inventent un nouveau modèle de société, repensent le travail, l’organisation sociétale, les rapports humains, l’économie, le politique, la vie, l’amour, le couple, la place de l’individu dans la société, l’éducation, l’art, …

Les Universensualiens créent du sens et se départissent de tout ce qui nous conditionne et nous contraint en tant qu’Hommes : morale, religion, éducation, tradition, us et coutumes, normes, travail…

Ils s’extraient des dogmes et a priori, pratiquent l’épochè (la suspension du jugement) et deviennent des Hommes libres.

Les Universensualiens créent des liens entre les mondes, les Hommes, les cultures. Ils apportent un regard décalé et amusé, profond et léger, violent et doux sur notre société, notre humanité.

Les Universensualiens sont un mouvement artistico-politico-philosophique qui rassemble des personnalités françaises et étrangères, des artistes, philosophes, hommes politiques, humanistes, entrepreneurs, journalistes, et plus largement toutes personnes susceptibles de contribuer à une réflexion originale sur le devenir de notre société.

Universensualiens

Le Guru … is U

WE ARE UNIVERSENSUALIENS !

The Universensualiens wonder about the major universal and societal issues. They propose solutions and actions to make one’s own and invent a freer world, more beautiful, fraternal and sensual…

They invent a new model of society, rethinking work, societal organization, human relationships, economics, politics, life, love, the couple, the place of the individual in society, the education, the arts,…
The Universensualiens create sense and depart from everything that wrap or constraint us : all morals, religions, education, tradition, customs, standards, work…

They dig out from the dogmas and a priori and practice epoke (suspension of judgement) and become Free Men.
The Universensualiens create links between the worlds, the Humans, the cultures.

They bring a shifted and amused look, deep and light, violent and gentle to our society, our humanity.

The Universensualiens are an artistic, a political and philosophical movement which brings together French and Foreign personalities, artists, philosophers, politicians, humanists, entrepreneurs, journalists, and more generally all persons likely to contribute to thinking about the future of our society and transform it. .

Universensualiens

Le Guru … is U

 

 

Nous sommes les Universensualiens, et de la bêtise les pires ennemis.

Nous sommes les Universensualiens, et de la bêtise les pires ennemis.

Anticonformistes, agitateurs, violents, soûlards, provocateurs, apôtres du mauvais goût, du cunnilingus et de la compote de pommes, jamais plus nous ne serons les esclaves de personne. Pas même de la vie. Car si celle-ci devient trop chiante, c’est avec le sourire que nous lui préfèrerons la mort. Et quant à la mort justement, la tienne, toi qui nous écoute, nous voit et nous maudit du haut de ta chaire comme du fond de tes chiottes, toi, curé, soldat, chien, idiot, toi, citoyen, toi, normé, oui ! ta mort à toi, à toi seul ne nous fera pas peur. Au contraire, je dirais même qu’elle nous réjouira. Ta lâcheté a trop fait de dégâts et nous, Universensualiens, refusons de payer encore pour tes conneries.

Nous avons décidé de vivre, et d’être nos propres maîtres. Nous ne nous laisserons plus faire ! La désobéissance est notre déesse et notre muse. Jamais plus nous ne laisserons l’un des nôtres mourir pour une idée ! NON ! Car au contraire, nous, nous allons vivre par et pour nos idées !

Notre idéal est celui de l’homme face au chien. Nous avons abandonné tout respect, toute morale. Notre seule contrainte c’est notre plaisir, et notre plaisir c’est avant tout celui que doit éprouver tout homme à marcher debout, libéré du poids de l’hypocrisie et de la bienséance.

Nous, Universensualiens, sommes, et de loin, beaucoup plus intelligents que la majeure partie d’entre vous. Les temps du silence, de la brimade et de la censure sont révolus. Nous sommes un groupe en colère, et nous prenons dès ce jour rendez-vous avec la révolte permanente. Car c’est le seul chemin possible pour l’homme nouveau.

Nous, Universensualiens, nous sommes aujourd’hui et nous serons demain les destructeurs acharnés de la bêtise et de la complaisance. Et si « dieu n’est pas fait pour les tièdes », alors nous non plus ! Car nous sommes dieu, et nous sommes et nous serons tous des dieux tant qu’on saura baiser et rire et cracher de mépris ! Croyez en nous, croyez en vous ! SURPASSEZ-VOUS ! 

Hans

 

Je suis le catalyseur de l’esprit, de l’éveil des consciences, des révoltes, des rèves, des possibles.

Je suis l’esprit de l’art, du vin, du plaisir, le souffle d’espoir, l’inconscient, la pulsion de vie, la réunion du corps et de l’esprit, l’orgasme.

Je suis Eros, Bacchus, Venus, l’Hermaphrodyte, le sang, le sperme et l’ovule.

Je suis l’illusion de l’amour, le vertige de l’humour.

Je suis un grain de sable dans les rouages, Bartlelby et Morgan, la petite flamme vacillante, le feu aux poudres, la beauté, la rime, le rite, le rythme, l’absurde, l’inanité, le sens.

Je suis le fou, le décalage, le biais, une autre manière de voir les chose. Je suis l’enfant joueur, nu, sans a priori et sans fard, curieux et sans peur. Je suis l’Anarchiste rouge, l’Affranchi, la Liberté, l’Unique, la Prise en main. Je suis moi, toi, nous. Je suis l’Illégitime.

Je ne suis rien, nous sommes tout. Je suis un Homme, nous sommes des dieux.

Nous sommes ensembles, libres, puissant, paillards, jouisseurs, déconstructeurs, bâtisseurs. Nous sommes humains, nous sommes l’art, la société, l’amour.

Nous inventons ensemble une société libertaire, humaniste, fraternelle, hédoniste.

Nous sommes la conscience du monde.

Nous sommes responsables de notre devenir envers nous même, ici et maintenant. Nous sommes le monde d’aujourd’hui, de demain. Nous sommes Universensualiens.

Le Guru is U

I revolt so We ARE

I’m the catalyst of spirit, the awakening of conscience, revolts, dreams, possibles.
I am the spirit of art, wine, pleasure, sex. I’m the breath of hope, the unconscious, the pulse of life, the reunion of body and mind, the climax. I am Eros, Bacchus, Venus. I’m the Hermaphrodyte, the blood, the sperm and the ovule. I am the real illusion of love, the vertigo of humour. I am the grain of sand in the wheels, Bartlelby and Morgan, the small flickering flame, the fire powders, the beauty, the rhyme, the rite, the rhythm, the absurd, the futil, the sense. I’m the wild, the crazy, the gap, the parallax, another way of seeing things.
I am the child player naked and without a priori, curious and without fear. I am the Red Anarchist, the Affranchi, the Freedom, the Unic, the Getting Started.

I am me, you, us. I am the Illegitimate.

Guru Universensualien

Cultivons notre différence. Enrichissons-nous de nos différences ! VIVONS !

Les Universensualiens sont un mouvement artistico-philosophique né de la réunion d’hommes et de femmes, plutôt d’individus, voire d’individualités fortes, aux prises avec la Société dans ce qu’elle a d’essentiel : le nivellement de l’individu justement, qui seul est à même de lui garantir sa cohésion.

Les Universensualiens, donc, sont issus de cette prise de conscience qui taraude les plus éveillés, les plus exigeants d’entre nous lorsque, face à un nouveau consensus, face à un nouveau passage du rouleau compresseur, que ce soit au niveau politique, moral ou culturel, l’on s’écrie : oui MAIS ! Mais qu’en est-il de moi, de mes aspirations et de mes envies ? Qu’en est-il de mon imagination ? Qu’en est-il de mon Moi ?

On le voit bien, ce mouvement est donc en premier lieu l’équivalent d’un coup de marteau dans l’appareil social. Seulement, quelle peut bien être au juste, non pas la valeur - car comme on l’a dit, il s’agit du groupement d’êtres qui luttent ensemble pour la défense de leur individualité, de l’intégrité de leur Moi -, mais l’efficacité d’un marteau face à un rouleau compresseur ? C’est David contre Goliath ! Peut-être bien. Mais l’histoire est là pour alors nous rappeler que le plus fort n’est pas toujours celui que l’on croit. Il ne s’agit donc pas pour nous, pour chacun d’entre nous, d’entrer en guerre contre la société, car à coup sûr, l’issue d’un tel combat nous serait fatale, mais bien plutôt de miner l’édifice à sa base en travaillant à l’éveil des consciences. Car c’est seulement à partir du moment où l’homme prend conscience de son esclavage qu’il peut alors se révolter. Ca, tout gouvernant, tout chef le sait. D’où l’importance de maintenir le maximum d’individus dans l’ignorance. Car celui qui ne réfléchit pas, celui qui n’a pas acquis cette distance vis-à-vis de lui-même qui peut lui permettre de se voir tel qu’il est au milieu d’un groupe et de s’en dissocier, celui-là seul obéit. C’est le bon ouvrier, le bon citoyen, le bon élève. C’est l’Honnête Citoyen. Grâce à la révolution française, grâce au libéralisme et grâce à la fin des superstitions, la fameuse mort de Dieu, l’Honnête Citoyen, l’honnête homme, a pu s’épanouir comme une fleur, et conquérir une bonne partie de la planète. Issu de rien, il n’est Rien. Mais tout autour de lui le conforte dans cette idée qu’au contraire il est Tout. Ainsi il apparaît dans toutes les publicités, dans tous les films à gros budget mais aussi, et c’est bien plus grave qu’on ne le croit, déjà dans tous les modèles qu’on sert aux enfants avant même le début de leur scolarisation, de leur abêtissement généralisé, de leur formatage.

Se voyant ainsi chanté et loué, l’Honnête Homme vit dans une bienveillante atmosphère de sécurité. Il ne connaît pas la solitude, car il ressemble à tout le monde. Il ne connaît pas l’ennui car tout est fait pour l’occuper et le divertir. Bien sûr, il a quelques soucis, mais pas plus que son voisin, et surtout ce sont les mêmes. D’autant plus si les médias s’en font l’écho. Cela signifie alors que les autorités vont bientôt tout arranger. Le voilà donc rassuré. Bref, l’Honnête Citoyen, on le voit, est choyé. Il ne demande rien car il croit qu’on lui a déjà tout accordé. Et même si parfois il lui vient quelque doute, la peur de perdre ses avantages le maintient au silence. Et il est bien heureux comme cela.

Oui MAIS ! Oui mais nous, nous ne voulons pas obéir. Nous, nous pensons qu’il est de notre devoir de lutter, quotidiennement, contre l’abrutissement généralisé, car il nous est vital de préserver notre intégrité, notre différence. Nous ne voulons pas une petite place au soleil pour y couler des jours heureux en attendant le repos éternel, et avec lui la paix de l’âme, nous voulons le Soleil. Nous voulons crier au monde : réveille-toi ! Et si le monde ne veut pas, qu’au moins il nous foute la paix. Nous refusons toute oppression, et nous exigeons le respect pour nos actes et nos idées, parce que nous sommes des Hommes et des Femmes. Nous sommes ce que NOUS sommes. Pas plus qu’il n’y a de citoyen modèle, il n’y a de société modèle, ou idéale. Ce sont là deux dangereux écueils à éviter ! Chaque pensée doit être repensée, chaque dogme conspué, toute loi détournée, toute organisation sociale et toute tentative de prise de pouvoir foulées aux pieds. La mission de chacun d’entre nous est une lutte acharnée, quotidienne, volontaire et désirée contre la tiédeur, la médiocrité, le conformisme et la mort. L’impossible fin et la vanité d’une telle lutte ne doivent pas nous effrayer. Ayons l’orgueil de croire en nous ! Oui la vie est absurde, en ce sens où rien n’a de sens car voué au néant. Mais c’est justement, à partir de cette prise de conscience, que notre lutte prend sens, devient LE SENS. C’est en combattant que l’Homme se réalise. C’est, comme à ses origines, en sortant la tête de l’eau, et en criant sa révolte.

Nous, Universensualiens, encore une fois poussons ce cri. Cri de lutte, de fureur, appel au désordre, à la vie et à l’amour. Oui la vie est absurde, tout comme l’art est inutile. C’est justement pour ça qu’il faut créer et vivre pleinement. Pour préserver cette inutilité, ce luxe de l’improductivité quand tout aujourd’hui, même l’homme, a acquis une valeur en fonction de son aptitude à produire pour consommer et à consommer pour produire. Nous revendiquons cette prétendue inutilité de l’art et du rêve, de la créativité sous toutes ses formes, comme étant la plus haute valeur de l’existence. Car c’est en perdant cette gratuité de l’acte, cette fantastique et grandiose conscience de l’absurdité, cette superbe et innocente liberté que l’homme, en devenant prévisible, utile au même titre que le rouage d’une machine, en en étant tout aussi inconscient, perd sa vie. Il la perd ainsi jour après jour et en croyant la gagner. Le voici le crime dont se rend coupable la société. Soyez-en sûrs, il est possible de vivre autrement, et il est nécessaire de penser autrement. L’égalité est un leurre. Cultivons notre différence. Enrichissons-nous de nos différences ! VIVONS !

L’Unique

Nous sommes les YaΣUniversensualiens

Ya : instinctif comme un cri primal de peur, de colère ou de joie, symbole de notre animalité et de nos pulsions, de nos désirs, réflexes, eros et thanatos reptiliens.

Nous sommes dépendants de notre capital génétique, de nos aptitudes préalables à la survie et à l’adaptation. Nous devons les connaître et en assumer les forces et les travers.

Les Ya Σ connaissent et assument leur animalité.

Les Ya Σ ont pris conscience de ce qui les a formé ou contraint, de ce qui les a rendu libre ou non, des biais et origines de leurs croyances ou schémas cognitifs. Ils se sont affranchis du poids de l’éducation, des normes, de la culture, du genre, de leurs travers psychanalitiques.

Les Ya Σ sont des esclaves affranchis.

Les Ya suite ou corrélativement (selon les individus) à leur parcours de découverte de soi, s’ouvrent aux questions sociétales, universelles. Ils ne sont pas spectateurs passifs ou soumis de la société dans laquelle ils vivent mais en sont acteurs. Exigeants, mus par une capacité de révolte et de désir d’action, les Ya Σ sont révélateurs des travers de nos sociétés. Ils participent à la déconstruction de ces travers pour réfléchir, construire et créer une société à la fois organisée et libertaire, humaniste et respectueuse de chacun et de la protection du commun, ne cherchant pas à orienter les comportements ou à se protéger d’une explosion par des dérives sécuritaires.

Les Ya Σ recréent le monde ensemble

Les Ya Σ pensent que le sens de la vie n’existe pas a priori, qu’il faut le construire, individuellement et sociétalement et que, l’individu trouve des sens apaisant dans un cadre d’apport et de reconnaissance sociétal.

Les Ya Σ interrogent l’essence de l’existence : qu’est-ce qui est important, fondateur et porteur de sens pour un individu et une société. Comment concilier sens commun (sociétal), et sens individuel ?

Les Ya Σ s’interrogent et produisent, individuellement et collectivement du sens pour les individus, les peuples, les mondes.

A l’instar des sociétés africaines, l’individu ne doit pas produire son propre sens que par rapport à lui-même mais par rapport à son apport et à son utilité pour la société humaine : en quoi son action est utile, nécessaire pour les autres et donc lui donne du sens.

Les Ya Σ reconnaissent l’individu pour ce qu’il est, ce qu’il fait et apporte à la société.

Les Ya Σ renouent avec le plaisir sensuel, sexuel, assumé en dehors des normes et des morales. Le plaisir est à la fois animal et cérébral, les Ya Σ le transforme en art sensoriel, esthétique, amoureuX.

Les Ya Σ tissent ensembles, des liens entre les Hommes, les peuples, les cultures, les sociétés. Les Ya Σ sont métisses, universels, donnent du sens, créent des liens, ils sont UNIVERSENSUALIENS.

Le Guru is U.

Be You / Be Ya Σ / Be Universensualien

We are the Ya Σ Universensualiens !

Ya: instinctive as a primal scream of fear, anger or joy, as a symbol of our animality and our impulses, our desires, reflexes, eros and thanatos of our reptilian brain. We are dependent on our capital genetics, our skills prior to the survival and adaptation. We must know and accept them as strengths and throughs.

The Ya Σ - Universensualiens know and assume their animality.

The Ya Σ have become aware of what has trained or forced them, what gave them free or not, what are the bias and origins of their beliefs or cognitive patterns. They were freed from the burden of education, standards, culture, gender, and psychanalitic throughs.

The Ya Σ - Universensualiens are no more slaves they have conquest their freedom.

The Ya Σ, after or correspondingly (as individuals) in their journey of self-discovery, open to societal issues, universal. They are not passive spectators or subjected to the society in which they live but are actors. Exigeants, driven by a revolt capacity and desire for action, Ya Σ are indicative of our societies through. They participate in the deconstruction of these through to think, build and create a society that is both organized and libertarian, humanist and respectful of each and protection, does not seek to direct or behaviour to protect themselves from an explosion abuses by security.

The Ya Σ - Universensualiens recreate the world together

The Ya Σ believe that there is no meaning of life. People must build there own one, individually and together. Each person should bring an individual contribution to product social / societal goods, what would give a certain meaning to their life and contribute to an harmonious development of the society.

The YaΣ question the essence of existence: what is important, founder and bearer of meaning for an individual and society.

How to reconcile individual and societal meanings? The Ya Σwonder and produce, individually and collectively sense for individuals, for peoples, for worlds.

As in the African societies, the individual must not produce its own sense only in relation to himself but in relation to its contribution and its relevance to human society: how its action is useful, necessary for others and therefore it makes sense.

The Ya Σ recognize an individual for what it is, what he does and brings to society.

The Ya Σ resume with the sensual pleasure, sexuality assumed outside the norms and morals. The pleasure is both animal and cerebral, Ya Σ turns it into an art of love.The Ya Σ weave links, relationships between men and women, peoples, cultures and societies. The Ya Σ are mestizo, universal, give meaning, create links, they are UNIVERSENSUALIENS.

The Guru is U

 

Principes Universensualiens

22 décembre 2008

Postulat Universensualien 5 :pulsion de vie, bonheur d’un seul et de tous

Extrait d’interview de Raoul Vaneigem qui était Universensualien :

“Je ne suis ni maître à penser ni donneur de leçons. Je souhaite seulement que chacun apprenne à mener son existence selon ses désirs et en ce qu’elle a de plus riche : l’expérience de l’homme en voie d’humanisation s’affranchissant de ce qui le réduit à l’état de marchandise. Eriger sa vie en modèle, c’est la figer dans une forme où elle se vide de sa substance. Je me borne à témoigner de mes tentatives de vivre mieux dans un monde où je sais que le bonheur d’un seul est inséparable du bonheur de tous. Se fonder sur la pulsion de vie afin de l’affiner me paraît la meilleure et la plus agréable façon de construire sa destinée, à l’encontre des entraves d’une économie qui exploite l’homme et la terre. Celui qui conforme sa vie aux critères de réussite et d’échec a déjà renoncé à vivre”

Principe d’éducation et de pédagogie Universensualienne n°4

“Démontons la pédagogie officielle faite pour fabriquer des esclaves. Batissons une pédagogie qui convienne à des cerveaux d’Homme.”- Anna Mahé -

Principe Universensualien 3 :

Célébrer l’espèce humaine, une et nue.

Robert Anthelme

Principe libertaire-Universensualien 2 : Nuire à la bêtise

La défaite de la pensée n’est pas généralisée et le triomphe de la barbarie pas encore effectif. Le dessein d’une pensée critique libertaire consiste toujours à opposer la culture aux forces sombres et grégaires, en quelque sorte à réactualiser le message et la puissances des Lumières qui présidaient à la Révolution française.

Les objectifs de l’époque restent d’actualité : l’autonomie de la raison, la réflexion libre détachée des attaches dominantes du moment, l’arrachement à la condition passive, afin de célébrer l’activité, la positivité et le volontarisme éthique aussi bien qu’esthétique, la libre pensée opposée à toutes les formes de religion et de communautarisme, la méfiance, la défiance, sinon la haine à l’endroit de tout ce qui est grégaire.

Les ennemis eux aussi persistent et durent, semblables : les promoteurs de l’ordre tel qu’il est. Ceux qui, plutôt que de réactualiser l’impératif catégorique voltairien ” écrasons l’infâme ! ” ou même kantien ” sapere aude (pense et ose par toi même)” , préfèrent célébrer la moral et la religion.

L’objectif reste indéfectiblement nietzschéen : “Nuire à la bêtise.” A défaut, celle-ci triomphera sans partage au point que les autoritarismes d’antant paraitront ternes et pâles à côté de ceux qui auront réussi à asservir les corps, certes, mais aussi et surtout les âmes.

Michel Onfray

Principe Universensualien-hédoniste 1 :

L’Universensualien, dans la logique hédoniste et, selon la formule de Chamfort, invite à jouir et à faire jouir, sans causer de dommage ni à soi ni à personne, comme impératif catégorique d’une éthique jubilatoire.

Michel Onfray

Principe anglais :

When you are Universensualien you defy convention and sometimes do what is considered taboo, like using your brain, creating your own rules, inventing your life

Principe enfantin :

se comporter en enfant joueur, curieux, sans a priori ni principe

Principe infini :

s’appuyer sur les principes jusqu’à ce qu’ils cèdent.

 

I revolt so we are

20 décembre 2008

I revolt so We ARE

I’m the catalyst of spirit, the awakening of conscience, revolts, dreams, possibles.
I am the spirit of art, wine, pleasure, sex. I’m the breath of hope, the unconscious, the pulse of life, the reunion of body and mind, the climax.
I am Eros, Bacchus, Venus. I’m the Hermaphrodyte, the blood, the sperm and the ovule.
I am the real illusion of love, the vertigo of humour.
I am the grain of sand in the wheels, Bartlelby and Morgan, the small flickering flame, the fire powders, the beauty, the rhyme, the rite, the rhythm, the absurd, the futil, the sense.
I’m the wild, the crazy, the gap, the parallax, another way of seeing things.
I am the child player naked and without a priori, curious and without fear.
I am the Red Anarchist, the Affranchi, the Freedom, the Unic, the Getting Started.

I am me, you, us. I am the Illegitimate.

WE ARE UNIVERSENSUALIENS !

20 décembre 2008

 

 

The Universensualiens wonder about the major universal and societal issues. They propose solutions and actions to make one’s own and invent a freer world, more beautiful, fraternal and sensual…

They invent a new model of society, rethinking work, societal organization, human relationships, economics, politics, life, love, the couple, the place of the individual in society, the education, the arts,…
The Universensualiens create sense and depart from everything that wrap or constraint us : all morals, religions, education, tradition, customs, standards, work…

They dig out from the dogmas and a priori and practice epoke (suspension of judgement) and become Free Men.
The Universensualiens create links between the worlds, the Humans, the cultures.

They bring a shifted and amused look, deep and light, violent and gentle to our society, our humanity.

The Universensualiens are an artistic, a political and philosophical movement which brings together French and Foreign personalities, artists, philosophers, politicians, humanists, entrepreneurs, journalists, and more generally all persons likely to contribute to thinking about the future of our society and transform it.

Universensualiens

Le Guru … is U

Nous sommes les Universensualiens, et de la bêtise les pires ennemis.

19 décembre 2008

Nous sommes les Universensualiens, et de la bêtise les pires ennemis.

Anticonformistes, agitateurs, violents, soûlards, provocateurs, apôtres du mauvais goût, du cunnilingus et de la compote de pommes, jamais plus nous ne serons les esclaves de personne. Pas même de la vie. Car si celle-ci devient trop chiante, c’est avec le sourire que nous lui préfèrerons la mort. Et quant à la mort justement, la tienne, toi qui nous écoute, nous voit et nous maudit du haut de ta chaire comme du fond de tes chiottes, toi, curé, soldat, chien, idiot, toi, citoyen, toi, normé, oui ! ta mort à toi, à toi seul ne nous fera pas peur. Au contraire, je dirais même qu’elle nous réjouira. Ta lâcheté a trop fait de dégâts et nous, Universensualiens, refusons de payer encore pour tes conneries.

Nous avons décidé de vivre, et d’être nos propres maîtres. Nous ne nous laisserons plus faire ! La désobéissance est notre déesse et notre muse. Jamais plus nous ne laisserons l’un des nôtres mourir pour une idée ! NON ! Car au contraire, nous, nous allons vivre par et pour nos idées !

Notre idéal est celui de l’homme face au chien. Nous avons abandonné tout respect, toute morale. Notre seule contrainte c’est notre plaisir, et notre plaisir c’est avant tout celui que doit éprouver tout homme à marcher debout, libéré du poids de l’hypocrisie et de la bienséance.

Nous, Universensualiens, sommes, et de loin, beaucoup plus intelligents que la majeure partie d’entre vous. Les temps du silence, de la brimade et de la censure sont révolus. Nous sommes un groupe en colère, et nous prenons dès ce jour rendez-vous avec la révolte permanente. Car c’est le seul chemin possible pour l’homme nouveau.

Nous, Universensualiens, nous sommes aujourd’hui et nous serons demain les destructeurs acharnés de la bêtise et de la complaisance. Et si « dieu n’est pas fait pour les tièdes », alors nous non plus ! Car nous sommes dieu, et nous sommes et nous serons tous des dieux tant qu’on saura baiser et rire et cracher de mépris ! Et aussi on acceptera les cartes bleues, et même ta sœur encore mineure ! Et bandes de lopettes, croyez en nous, croyez en vous ! SURPASSEZ-VOUS !

Hans

Gouts et dégouts ? “La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple et chaque esprit perçoit une beauté différente” (Kant)

12 décembre 2008

LE FIL ARTS ET SCèNES - Aujourd’hui, dans les galeries, l’anecdotique se négocie parfois à prix d’or. Telles ces aquarelles d’Hitler, vaguement customisées et vendues une fortune à la Fiac. L’artiste contemporain résistera-t-il à cette bourgeoisie qui a toujours imposé ses normes ? De Platon au pop art, en passant par Montesquieu, petite histoire de la notion de goût. Bon et mauvais.

Jake and Dinos Chapman, “If Hitler Had Been a Hippy How Happy Would We Be”, 2008. Thirteen watercolours on paper. Dimensions variable - © the artist Courtesy Jay Jopling/ White Cube (London)

Lors de la dernière Foire internationale d’art contemporain de Paris (Fiac), la galerie londonienne White Cube exposa les oeuvres de deux artistes anglais célèbres pour leurs provocations, les frères Jake et Dinos Chapman. Il s’agit à l’origine d’une série de onze aquarelles peintes par Hitler durant la Première Guerre mondiale. Les oeuvrettes représentent des paysages désolés et des villes détruites par les bombardements, que les Chapman ont, comme ils le disent, « customisés » en ajoutant des arcs-en-ciel et des taches de couleur très post-baba-hippies. La série fut achetée dès l’ouverture de la foire 815 000 euros par de grands collectionneurs européens, précise la galerie, sans aucun doute ravie d’avoir récupéré au passage la moitié de la somme.

Les Chapman appartiennent à la grande famille des artistes manipulateurs - une des qualités requises pour figurer dans le top 50 de l’art contemporain. Au mois de mai dernier, ils avaient déjà vendu dans leur galerie, la White Cube, une série de treize aquarelles de Hitler contresignées de leur nom et intitulées : Si Hitler avait été hippie, combien nous serions heureux. Se cachant derrière la dérision, ils cherchent à provoquer des réactions d’indignation qui provoqueront à leur tour la protestation des supposés défenseurs de la liberté de l’art. Le principe est pervers puisque toute critique se plaçant sur le plan de la morale sera assimilée à une censure.

Mais, en fait de document, que vendent les trublions anglais ? Des aquarelles ressemblant à celles que l’on trouve pour quelques euros dans les brocantes, les vide-greniers et les marchés aux puces. Elles montrent que Hitler avait un gentil coup de crayon, dont la banalité lui ferma la porte de l’école des beaux-arts de Vienne, mais qui lui aurait permis une honorable carrière de peintre du dimanche. Quant aux ajouts « customisants » des Chapman, ils sont à peu près du même niveau de médiocrité. On en arrive donc à la véritable question : comment de « grands collectionneurs privés d’art contemporain », selon les termes exacts de la galerie, ont-ils pu acheter aussi cher des objets aussi

“La beauté n’est pas une qualité inhérente
aux choses elles-mêmes, elle existe seulement
dans l’esprit qui la contemple et chaque esprit
perçoit une beauté différente” (Kant)

Nous ne leur ferons pas l’affront de croire que c’est à cause du nom de l’auteur de l’œuvre originale, ce qui renverrait à un fétichisme plutôt nauséabond ; ni même à cause du seul nom des contresignataires, ce qui relèverait du snobisme ; ni, enfin, à cause d’un projet spéculatif, ce qui révélerait une grande vulgarité. Il s’agit donc d’une affaire de goût. Ils ont aimé ça. Ils ont été séduits. Ils ont trouvé dans ces objets un attrait qui les a entraînés à les posséder. Et ils ont pris du plaisir, sinon à les contempler, du moins à les acheter. Pour quelles raisons ? Evidemment pas pour la beauté supposée des oeuvres, plutôt, comme s’il s’agissait d’antiquités, pour leur rareté. Et puis, de toute façon, la beauté d’une oeuvre, on ne sait plus trop ce que c’est. L’idéal platonicien de beauté absolue a volé en éclats à la fin du XVIIIe siècle et, depuis, les références manquent. « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple et chaque esprit perçoit une beauté différente », écrit Kant dans la Critique de la façon de juger (1790). On ne parle donc plus aujourd’hui de beauté, ou alors du bout des lèvres, en cachette. On va jusqu’à avancer parfois son inverse, la laideur, pour justifier de la qualité d’une oeuvre. Même le mot goût déplaît. On le trouve un peu trop moralisateur (puisqu’il est bon ou mauvais) et élitiste (on le possède ou pas). Comme le mot beauté, on ne sait plus très bien ce que c’est, mais on est persuadé qu’il cache quelque chose de suspect - pas assez démocratique pour l’époque, peut-être.

Dans son Essai sur le goût dans les choses de la nature et de l’art (1753), Montesquieu écrit : « Dans notre manière d’être actuelle, notre âme goûte trois sortes de plaisirs : il y en a qu’elle tire du fond de son existence même ; d’autres qui résultent de son union avec le corps ; d’autres enfin qui sont fondés sur les plis et les préjugés que de certaines institutions, de certains usages, de certaines habitudes lui font prendre. » Dans le cas de nos aquarelles, nous sommes à l’évidence dans la troisième catégorie de plaisirs. Il est alors envisageable de penser que la réputation de la galerie (l’institution) a une influence, soit par la compétence de ses dirigeants, soit par le snobisme des collectionneurs. Les noms des grandes galeries - moins d’une cinquantaine dans le monde - fonctionnent comme les logos des grandes marques. Elles offrent une vitrine, une sorte de plus-value : le collectionneur achète tel artiste chez telle galerie. On pourrait alors penser que le goût du grand galeriste fixe le goût du public, mais peut-on un instant imaginer que les directeurs de la White Cube aiment les aquarelles de Hitler customisées par les Chapman ? Peut-on, à l’inverse, imaginer Aimé Maeght n’aimant pas les sculptures de Giacometti ou les peintures de Miró ? S’il est une grande rupture dans l’histoire du marché de l’art, c’est celle-ci, récente : les galeries n’apprécient plus forcément les oeuvres qu’elles exposent. Elles peuvent même les détester. Elles n’ont plus de goût.

Elles n’ont plus de goût parce qu’elles n’en ont plus besoin. On ne voit pas pourquoi le marché de l’art fonctionnerait différemment des autres marchés économiques, et notamment des marchés financiers. Il voit à court terme, cherche des rendements maxi­mums, accélère les modes. En art comme ailleurs, l’argent règne. Et il règne seul. En cela notre société ressemble à cette autre de la deuxième moitié du XIXe siècle, née de la révolution industrielle, elle aussi financière, kitsch, frivole. Mais à ceci près que la bourgeoisie cherchait alors à copier la noblesse, qu’elle venait de détrôner, et en particulier ce qu’elle lui enviait par-dessus tout : son bon goût. « Le bon goût, écrit l’historien Jean-Louis Flandrin, est aussi la première vertu sociale qui, dans le cadre de la vie mondaine, se réfère au­tant à l’intériorité des individus qu’à leur apparence (1) ». Il apparaît au XVIIe siècle. Avant, au Moyen Age, il convenait de se bien tenir ; à la Renaissance, de bien parler. A partir du XVIIe siècle, il faut une certaine faculté de juger : l’art, la littérature, la musique, les vêtements, la cuisine, enfin n’importe quoi. Le goût devient donc peu à peu un signe d’appartenance sociale : il distingue. Et la bourgeoisie qui prend le pouvoir à la fin du XVIIIe siècle n’a de cesse de montrer qu’elle possède, elle aussi, en plus des châteaux et des fortunes, le fameux bon goût.

Cette transition (ou cette passation de pouvoir) ne va pas sans maladresses ni quiproquos. Le ridicule accompagne souvent les choix des nouveaux riches. Ainsi M. Walter, ce riche banquier ayant acheté l’hôtel particulier d’un noble ruiné, décrit par Maupassant dans Bel-Ami, donne une somptueuse soirée pour l’inauguration d’une immense peinture, dont l’écrivain, dans la description qu’il en fait, se moque avec bonheur. Ainsi la Mme Verdurin de Proust propose généreusement à Charlus d’offrir la loge de concierge de son hôtel particulier à une duchesse dans le besoin, et à qui le baron répond : mais, madame, vos invités n’iront jamais plus loin que la loge. Il y a, dans cette nouvelle bourgeoisie, quelque chose de naïf et de touchant, le désir de s’élever, de se cultiver, de rejoindre un modèle - un idéal, peut-être. Mais à son avènement correspond l’apparition de l’artiste libre, à l’industrialisation s’oppose le romantisme, comme si ces deux-là, le bourgeois et l’artiste, ne pouvaient pas s’entendre, comme s’il y avait entre eux un irréductible problème de goût.

Toute l’histoire de l’art moderne et des avant-gardes
s’est construite sur le rejet du (mauvais)
goût bourgeois dominant, de sa vulgarité,
de son amour irraisonné pour le kitsch.

En 1912, les peintres et poètes futuristes russes publièrent un manifeste intitulé : La Gifle au goût public. Par public, ici, il faut entendre : ceux qui décident, qui possèdent et qui imposent leur goût comme s’il s’agissait d’une norme. Toute l’histoire de l’art moderne, celle des fauves en 1905, celle de l’expressionnisme allemand, celle des abstractions, celle de Duchamp, celle de dada en 1916, celle du Bauhaus à partir de 1919, bref, celle des avant-gardes, s’est construite sur le rejet du (mauvais) goût bourgeois dominant, de sa vulgarité, de son amour irraisonné pour le kitsch. La parenthèse s’est refermée dans les années 60 avec le pop art. Et avec le pop art une ère nouvelle s’est ouverte. Elle trouve son origine, comme au XIXe siècle, dans une révolution industrielle née du progrès scientifique - cinéma, télévision, etc. Si la pre­mière révolution industrielle marquait le passage de la manufacture (la satisfaction des besoins) à l’usine (la création de besoins), la deuxième voit la culture populaire devenir culture de masse. Elle transforme le spectateur-lecteur-auditeur en consommateur et, comme l’a montré la philo­sophe Hannah Arendt dans La Crise de la culture (éd. Gallimard), puisqu’il ne peut exister d’art de masse, elle transforme l’oeuvre en produit.

Dans ce type de société d’abondance (du moins, pour l’instant), lorsqu’il y a un surcroît de moyens sur les besoins imaginés, le philosophe Abraham Moles explique que la civilisation bourgeoise impose ses normes à la production artistique. Ce qu’elle fit au XIXe siècle et ce contre quoi réagirent les artistes modernes. Mais elle avait alors un idéal : l’aristo­cratie, dont elle cherchait à copier le supposé bon goût. Ce que l’on nomme aujourd’hui avec ironie la bourgeoisie bling-bling est une bourgeoisie triomphante mais orpheline, sans idéal, sans modèle - ce qu’il reste de l’aristocratie semble même vouloir la copier. Elle en devient décomplexée. Elle ne cherche plus à s’élever ; elle est comme tout le monde, à la fois consommatrice, démocratique et individualiste. On ne sait trop quels sont, pour reprendre les mots de Montesquieu, « les plaisirs de son âme qui forment les objets de son goût », mais peu importe : la distinction sociale ne se fait plus aujourd’hui par la culture, elle se fait par l’argent. La bourgeoisie possède et surtout montre qu’elle possède, jusqu’à l’oubli de l’autre, parfois jusqu’à l’obscénité - elle triomphe, aurait dit Kierkegaard. Beaucoup d’artistes acceptent d’être corrompus, de se plier à son goût dominant pour la décoration et le kitsch, de lui fournir de quoi briller un instant - il y en a toujours eu, il y en aura toujours. Ainsi les frères Chapman et ce type d’art que le philosophe Gilles Deleuze appelait très justement « les misérables trouvailles ».

Aussi ne s’agit-il plus ici, pour les « grands collectionneurs d’art contemporain » ayant acheté les aquarelles de Hitler, d’une histoire d’amour, ni de passion, ni d’art, ni même de goût. Le psychanalyste Daniel Sibony y voit une sorte de jeu narcissique. « Le goût est une variante du principe de plaisir, il peut s’inverser si le plaisir change, écrit-il. Peut-être faut-il repenser ce principe de plaisir. Autrefois, c’était la quête de l’apaisement, la chute de l’excitation. Or il faut trouver l’excitation à apaiser. Alors on cherche des choses qui bouleversent pour qu’ensuite on se calme. Mais la loi de la seule excitation mène tout droit à l’overdose, à toujours plus. Donc une variante s’impose : toujours autrement ; autre saveur, autre façon de goûter (2). » De son côté, Abraham Moles décrivait ce genre de comportement de l’homme consommateur comme « un jeu gratuit avec le monde environ­nant », afin de se bercer de l’illusion qu’il est capable de se distancier de la société globale et d’échapper à son aliénation. Une quête d’originalité, en somme, mais qui mène, par d’autres chemins, à la même impasse qu’il y a un siècle, à la même incompréhension (la liberté ne s’achète pas) conduisant au même irréductible problème entre le bourgeois qui veut imposer son goût et l’artiste qui, sachant qu’un art lui obéissant est un art mort, n’en veut pas.

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Olivier Cena

Télérama n° 3073
(1) Cité par David Le Breton dans “La Saveur du monde”, éd. Métailié.

(2) “Création. Essai sur l’art contemporain”, éd. du Seuil.

Art contemporain, le triomphe des cyniques

11 décembre 2008

Texte d’Olivier Jullien - LE MONDE | 27.11.08 | - Pages Débats

L’arrogance pseudo-provocatrice qui envahit les monuments nationaux est assimilable à une nouvelle esthétique pompière

Jeff Koons trône au château de Versailles et en permanence, à l’entrée de la Fondation Guggenheim de Bilbao comme au Palazzo Grazzi à Venise. Damien Hirst lui tient compagnie dans ce même palais à Venise et partout. Jan Fabre triomphe au Musée du Louvre, éléphant suspendu dans les galeries de Fontainebleau, voiture de course en marbre dans les jardins du même château. La grosse langue autrefois transgressive des Rolling Stones est tracée dans les jardins du château de Chambord…
Les châteaux et les palais seraient-ils pris d’assaut par des oeuvres plébéiennes ? Certains discours voudraient faire croire qu’il s’agirait de cela, de confronter un art vivant à des galeries poussiéreuses et endormies, des institutions conservatrices et des grandeurs passées, que les réactionnaires seraient du côté des outragés, des frileux et grincheux, soucieux de préserver la noblesse de lieux de prestige.
Homard, lapin, en forme de ballons gonflables réalisés en aluminium, toutou gigantesque garni de fleurs, comme un mauvais rond-point de triste carrefour pour Jeff Koons. Crâne gigantesque en seaux à champagne accumulés devant le Palazzo Grazzi, moulage d’un crâne humain incrusté de diamants d’une valeur de 74 millions d’euros, l’oeuvre est la copie en platine d’un crâne du XVIIIe siècle parsemé de 8 601 diamants, dont l’origine a été vérifiée pour s’assurer qu’ils ne proviennent pas d’un marché de contrebande (on a la morale qu’on peut !).
Agneau recouvert d’or, citation pesante des primitifs flamands ; centaines de milliers de scarabées, urines, couteaux et sang pour Fabre le bon à tout ; la provocation rusée garantie et la transgression spectaculaire et outrée comme système, inaugurée par la reine de Belgique ! Si Fabre est ébouriffant et même parfois pertinent et drôle, quel est réellement le propos de l’installer princièrement au Louvre ? Comment penser raisonnablement qu’un artiste soit en mesure de dialoguer avec des siècles d’histoire et de pensée comme de pratiques complexes ?
On voit que même Picasso, de toute sa vie, n’a établi que des liens assez pauvres avec ses maîtres, des couleurs standards de Formica des années 1950 et une approche virtuose et systématique, quoi qu’en disent les médias soumis aux principes des expos spectaculaires. Sa pratique la plus géniale, le cubisme analytique, est absente de ces confrontations au passé, car cela se joue ailleurs et tant mieux.
Hélas !, peu d’articles critiques et peu d’auteurs pour chercher à décoder cette inflation de moyens comme les principes de quantité et du spectaculaire. De même, déplorons la complaisance des “conservateurs” des lieux, qui ouvrent leurs palais à des faiseurs, quand ils ont le soutien des grands argentiers, Pinault par exemple.
Pourtant le message est clair. Quelques représentants omniprésents d’un art dit “contemporain” sont tous, sans exception, les nouveaux artistes pompiers et académiciens bourgeois, la naïveté en moins. De nombreux artistes contemporains vivants et créatifs utilisent aussi l’installation, la monumentalité, et parfois les références au luxe. Il y a des innovateurs dans des domaines variés et des sculpteurs pleins d’intelligence et d’humour. Certains proposent des oeuvres complexes et déroutantes, mais avec un grand humour et des bricolages inventifs.
Quelques-uns encore continuent discrètement à recouvrir des surfaces par des moyens de leurs choix ; si Dubuffet et Reyberolle sont morts dans un silence assourdissant il existe encore des peintres, mais je gage qu’une personne sur mille, y compris dans un milieu éclairé de classe moyenne cultivée, soit capable de nommer trois artistes peintres, contemporains de 40 à 60 ans ! Même Garouste, Blais, Cognée, Favier pour ne citer qu’eux sont inconnus, sans parler de plus âgés, comme Fromanger, Hucleux, Télémaque, Titus-Carmel… et je ne cite ici que ceux résidant en France.
Pendant ce temps, tous les lieux sont envahis et réellement colonisés par des productions spectaculaires, arrogantes, réalisées dans une débauche de moyens, installées dans les boudoirs et les salons, signes non pas d’une vieille aristocratie cultivée, mais de palais dorénavant squattés par les parvenus les plus arrogants, qui par des fortunes et des situations conquises par la fréquentation des milieux du pouvoir s’en arrogent l’usage.
Ces nouveaux maîtres des lieux s’appuient justement sur des productions artistiques absconses pour décourager quiconque de s’identifier et de se les approprier. Le peuple se sent exclu de ces allées de châteaux (est-ce l’objectif ?) qui doivent rester des allées de pouvoir. Paradoxalement on l’y invite par le tapage médiatique, la provocation et le spectaculaire, mais pour l’en exclure quand à la saisie des enjeux.
Les crânes de Hirst, les voitures de sport en marbre, les gigantesques babioles de Koons ont un sens clair et précis, celui de l’arrogance de classe. Perversité : ce sont des messages de même nature que ceux du président, au Fouquet’s, sur son yacht ou dans les piscines que lui prêtent ses commanditaires, où la vulgarité se drape dans le luxe pour amadouer ce qu’ils pensent être le peuple, lui intimant par là de se taire, de fuir ces lieux la tête basse, puisque leurs nouveaux maîtres possèdent et dominent leurs références. L’idée est la même, quand Nicolas Sarkozy entraîne Bigard et Johnny, comme Clavier pour s’approprier ce qu’il croit être la “culture populaire” ; de même, crânes, bagnoles, petits chiens, jouets, vulgarité, sont sans doute les stéréotypes, les clichés que se font des classes populaires les faiseurs contemporains.
Ce kitsch se réfère donc pour parfaire son arrogance provocatrice à certains codes habituels des quelques signifiants des classes populaires, les “nains de jardin” et les “toutous”, les objets en ballons gonflables, les méchants canevas de mercerie, les crânes, des tatouages de bidasse, la bagnole de sport, le porno (Koons et la Cicciolina), la culture pop bon marché (la langue des Rolling Stones - rachetée récemment comme logo…).
Manière de se gausser du mauvais goût des classes dominées, manière de s’approprier leurs icônes pour les abrutir encore plus et se les soumettre en les passant à la moulinette de la monumentalité et du luxe, ce que “eux” ne pourront jamais se payer, même pour valoriser leurs propres signes. Il s’agit d’établir la frontière, le mur, entre des mondes, destinés à ne plus se rencontrer. L’esprit, la connaissance, le goût, la sensibilité, la culture et les références n’ont plus cours dans ces oeuvres de pouvoir. Le signe de reconnaissance est le postmodernisme luxueux. Il faudrait maintenant, en manière d’art, prendre son parti que, là aussi, il n’y a plus de sens à chercher, plus d’évolution, ni d’esprit de sérieux ou d’enthousiasme, ni de quête, ni d’idéal, ni bien sûr d’émotion au pays du cynisme roi.
Art de gamins blasés et de bébés rassasiés, d’enfances gâtées. Surcharges pondérales du goût. Insulte délibérée de classe, ces artistes sont complices. La complicité va encore plus loin, quand l’architecture et les institutions s’en mêlent, faisant fleurir des fondations et des musées luxueux, audacieux et architecturalement bavards, comme le Musée d’Orsay en avait montré le chemin, aux missions obscures.
Même à Beaubourg, architecture cohérente, démocratique et lisible, qui à l’origine, en tant que musée, devait abriter, sélectionner et proposer à l’esprit des collections permanentes, permettant de réfléchir, comparer, prendre du recul, évaluer et enfin penser notre époque, c’est le tourbillon spectaculaire des collections et des oeuvres, comme au Palais de Tokyo et dans tous les musées contemporains. Même au Havre, où il est dorénavant impossible de voir des Dubuffet, constamment remplacés par des gloires éphémères.
Ne parlons pas des machines à monumentalité et à spectacle des grandes fondations et des musées récents dont personne n’est en mesure de dire ce qu’elles abritent, le Musée Guggenheim de Bilbao en étant le plus flagrant modèle. Le bilan est celui d’une époque qui ne se donne plus les moyens de réfléchir, de penser, de comparer, de prendre du recul, de voir, revoir et assimiler, mort des musées.
Je ne dis pas ici que les grands bourgeois aient forcément mauvais goût, les fondations, Gulbenkian de Lisbonne et Thyssen de Madrid, Saatchi à Londres, entre autres, le montrent, à l’évidence, mais de même qu’un capitalisme financier repose de plus en plus sur des bulles spéculatives et des valeurs virtuelles, une esthétique, un art de la spéculation, de l’artifice et de l’excès voient le jour.
Je dirai deux mots de ce qui me motive : enseignant et conférencier en arts plastiques et culture artistique, artiste modeste et sincère, connaissant des dizaines de compagnons et compagnes d’anonymat, comme des centaines de jeunes créateurs, destinés à former les futurs acteurs de l’art contemporain, je suis scandalisé par l’arrogance de certaines postures et de la place significative qui leur est accordée, je suis atterré par l’absence totale de réactions des sociologues, des penseurs, des critiques, des journalistes, et certainement frustré, comme des milliers d’artistes de tous horizons des inégalités de traitement médiatique et marchand.

Olivier Jullien est agrégé, plasticien et conférencier en histoire de l’art (Ecole normale supérieure-prépa HEC).

TODAY

11 décembre 2008

Holà, la police est en émoi ! Holà, les journalistes pissent leurs copies à la chaine ! A les entendre, l’ombre du drapeau noir est déjà prète à s’étendre sur nos villes et nos campagnes. Et on entend de nouveau le terme “anarchisme” sur les ondes radiophoniques. Bast, mais qu’est-ce donc ? Du coté de l’autorité, ça ne fait pas un pli : le noir est de retour. Aussi, mesdames et messieurs, planquez vos filles et vos valeurs, il est grand temps. Parce que, voyez-vous, honnêtes citoyens, ça n’est pas la crise qui secoue nos pays qui va causer votre perte, ça n’est pas non plus le cataclysme écologique qui ravage au quotidien notre planète qui va tuer vos enfants, NON! C’est l’anarchiste. C’est 15 petits connards pris au hasard qu’on va vous montrer sur toutes les chaines TV et qu’on va vous apprendre à DETESTER, qui sont VOTRE ennemi. Et au besoin, si vous n’avez pas compris, comme d’habitude, on vous passera en boucle la bande annonce du dernier Mesrine, et puis un reportage puant sur une émission flicarde vous enverra des images d’archive en pleine face, dès 21h00. Bien sûr que tout ça n’a aucun rapport avec l’anarchisme, mais qu’importe. Il ne s’agit là que de semer la confusion dans vos esprits fatigués, harassés après une journée de travail, et puis il fait froid, c’est bientôt Noël et le môme a faim, encore faim ou déjà faim. Alors oui, c’est sûr, c’est l’anar le coupable. Vous êtes-vous seulement rendu compte que l’ordre de diffusion des informations télévisées était établi pour vous faire penser telle ou telle chose ? “Oh non, c’est pas vrai”. Mais si Madame, on te manipule même quand tu bouffes devant la lucarne. Et toi le bien pensant, toi qui t’offusquait quand, au lendemain du 11 septembre, les américains se mirent, disait-on alors, à détester tous les étrangers EN BLOC. “Oh, sont pas gentils les américains” t’écrias tu. Et de faire le lit d’un anti-américanisme primaire, d’un -isme de plus. Hé bien regarde bien et écoute bien ce qu’on te dit maintenant : l’anarchiste est de retour, ce vieil ennemi de la république, il est là, avec ses bombes et ses tracts diffamants. Au besoin, on va l’affubler d’un keffieh, pour faire trinquer les arabes par la même occasion, et puis les cheveux longs, et puis tiens, pourquoi pas, le SIDA. Hein, pourquoi pas ? Il faut bien qu’il y ait un responsable à toute cette merde : à tes courses qui coûtent de plus en plus cher, à la viande qui n’a plus de goût, au chômage, et à ton haleine qui pue. Le voilà, il est là. On te l’offre sur un plateau en plus, sympa non? Et puis comme ça, tu pourras passer un joyeux réveillon : c’est le principal. Tu seras fin prèt pour alors recevoir l’extrême onction présidentielle lorsque le petit Nicolas prononcera ses bons voeux. Alleluia ! Et bonne santé !

Mais moi, moi je ris. Oh oui, je ris. On diabolise l’anarchiste ? Et vous croyez que je vais m’en offusquer ? Non, bien au contraire. Je me demande depuis longtemps pourquoi on n’en entend plus jamais parler des anars. Pas faute de savoir où les trouver pourtant. Les F.A sont toutes bien répertoriées maintenant. A se demander s’ils ne sont pas en plus inscrits au registre du commerce ! Oui, je me le demande depuis bien trop longtemps et j’enrage. Qu’on diabolise l’anarchiste ! Qu’on en fasse de nouveau ce monstre qu’il n’aurait, à l’instar de la Culture, jamais du cesser d’être pour le bourgeois. Pour conclure, je citerai ce couplet d’une chanson de No One Is Innocent:

Si vous pensez que les hackers ne sont qu’une bande d’anarchistes prêts à tout mettre à feu et à sang parce que ça les amuse, vous vous trompez du tout au tout. Nous sommes bien pires que ça (King Fisher).

Ich.

MANIFESTE POUR MA PAIX

2 décembre 2008

MA VIE : MON COMBAT

C’est en mon nom, et en mon seul nom, que j’écris ces mots. Ma liberté et mon indépendance sont les seules causes qui me paraissent aujourd’hui défendables et pour lesquelles je peux me battre. Ma vie étant mon bien le plus précieux, puisque plus rien n’a d’importance pour un mort, je compte bien la mener comme je l’entends. Et si je n’ai pas été responsable, car pas consulté à ce sujet, de ma venue au monde, je ne laisserai personne interférer sur mon passage ici-bas. Alors, égoïste ? Oui, assurément. JE est mon unique principe et mon seul héraut. Ainsi, il est hors de question qu’au nom de quelque autre cause que ce soit, je m’échine à imposer, à dicter ou ne serait-ce qu’à suggérer à autrui tel ou tel mode de penser ou d’agir. Pourquoi ? Parce que, contrairement à cette nouvelle race de philosophes populaires, pseudo-libertaires de salon en quête de reconnaissance et d’histoire, face à ces nouveaux bergers que voit fleurir notre ère qu’on appellera bientôt de l’Ovidé - comme il y eu celle du crustacé -, je ne prétends pas avoir découvert La Vérité, La Solution à tous nos problèmes, existentiels ou autres. Non. Mais j’ai appris, et j’apprends encore, à me connaître. Partant, je sais mes problèmes, je connais le secret de mes pourquoi, et je sais comment préparer mes remèdes. Par contre, que nul autre n’essaie de se substituer à mes jugements car alors là, tous les moyens sont permis pour venir à bout de ce que je considèrerai comme une invasion de mon territoire. Ma vie, mes pensées, mon intégrité et mon indépendance : il ne m’est rien de plus cher. Ce que j’en fais ne regarde que moi et personne d’autre. Et il en va de même pour chacun d’entre vous. Rien ni personne ne vous force à marcher au pas, à suivre telle ou telle direction. Est esclave celui qui le veut bien. Pour ce qui me concerne, je n’ai que faire de cette sous-humanité, de cette race qui se cherche un maître, et qui non contente d’un sort misérable mais choisi, lui demande sans cesse de lui désigner ceux qu’il lui faut mordre. Mentalité d’esclaves, méchanceté de valets : toujours jaloux de la beauté et de l’intelligence qu’ils considèrent comme une agression directe, ce sont eux qui, armés d’un bidon de vitriol ou d’un code civil, vêtus de hardes ou bien d’uniformes rutilants, s’acharnent leur vie durant à gommer de la surface de la Terre ce qu’ils appellent entre eux « la mauvaise herbe et la racaille ». Point n’est possible de les affronter tous. Ils sont trop nombreux et la tâche relève du mythe de Sisyphe. Pourtant, c’est bien eux l’ennemi. Je les connais. A moi de m’armer, de défendre ma vie contre leurs agressions. Ils ne sont pas la Peste. Ce ne sont que des hommes, et qui plus est, interchangeables, lisses qu’ils sont de toute particularité ! Tout ce que je, non pas désire, mais exige, moi, c’est vivre à ma guise, en paix. Je pratique alors la politique du « chacun chez soi dans sa tête ». Mais attention aux dérives nationalistes puantes ! Pour ce qui est de l’extérieur, de la vie telle qu’elle est derrière la porte, si chacun agit de même, c’est-à-dire égoïstement, peut-être que les choses n’iront pas plus mal. Car, les ennuis, d’où viennent-ils, sinon des autres, de ceux qui prétendant tout savoir, tout imbus du pouvoir que leur confère la loi du nombre (qu’est-ce au juste que la démocratie, sinon une version adoucie de la loi du plus fort ? Qu’est-ce que la majorité ? Et qu’est-ce que la majorité bien-pensante et tous les écueils et poncifs qu’elle trimballe sous ses jupes aux couleurs d’un pays, d’un régime ?), s’empressent de vous imposer coûte que coûte leur point de vue et leur mode de vie, à vous, misérable sauvage que vous êtes, vous l’étranger, le marginal, l’enfant ? Ce sont ces autres-là, ces missionnaires imposables, en jean avec situation financière et familiale respectable qui, par leurs jugements à l’emporte-pièce, piègent et mettent à mal toute tentative individuelle de sortir la tête hors de l’eau. Si chacun, pour une fois, voulait bien ne s’occuper que de soi, et de personne d’autre, assurément les choses iraient bien mieux en notre bas monde. Il ne serait vite plus si bas d’ailleurs. « Quid de la Solidarité, de la Compassion ?», s’écrièrent alors, avec des majuscules, tous ces cagots, tous ces gauchos et tous ces prolos ! Demandez-vous donc pourquoi vous agissez ainsi et on en reparlera. Qu’est-ce qui motive vraiment celui qui donne au pauvre, sinon une place au paradis, quand bien même celui-ci se situerait à la surface de ce pauvre petit cœur débile ? Donner, c’est avant tout SE faire plaisir, non ? Tout est dit. Quelques cents dans un gobelet ne changeront rien. Ceux qui sont à genoux le resteront, pour le bien de la communauté. Ne nous leurrons pas : derrière toute bonne action se cache une volonté toute autre d’auto-gratification, d’une part, de maintien de l’ordre établi d’autre part. Voilà pour les sentiments chrétiens, voilà pour la honte. Aider, a priori, ce n’est surtout pas maintenir le statu quo dans la déchéance. Mais l’homme est un preux chevalier. Retirez lui son écran HD plasma et le voilà perdu.

Je ne dis donc pas que la vie est un combat. Je dis MA vie est MON combat. Saisissez-vous la nuance ? Essayez, dites le vous aussi. Vous verrez que les choses peuvent aller mieux, vous verrez qu’il est en votre pouvoir d’améliorer votre vie, quelle qu’elle soit.

NOUS n’existe pas. NOUS ne signifie rien. Il n’y a pas de groupe, pas de communauté. Nous ne vivons pas ensemble, mais les uns à coté des autres, faute de place. Libre à chacun de fréquenter, manger et pourquoi pas, prier, qui ou ce qu’il veut. Il suffit d’une dose minimum de bon sens, de civilité, de politesse pour éviter de violer l’intimité et la paix, non pas de son prochain - j’abhorre toute cette terminologie judéo-christo-polio – mais de son voisin. Etre libre - je dis ça pour les plus cons, mais il en va de même pour tout ce qu’on a pu écrire sur la question. D’un coté, ceux qui savent déjà, et au mieux, qui se sentent moins seuls, de l’autre les obtus, avec heureusement tout de même un faible pourcentage de pas encore déformés, formatés, avilis -, être libre donc, ça n’est pas s’autoriser à traverser un village à 80 kms/h, au risque de renverser un piéton. Etre libre, ce n’est pas écouter de la musique très fort, toutes fenêtres ouvertes quand on habite en ville ( sous le prétexte misérable du « J’fais c’que j’veux p’tain, j’suis libre » Capito ?). Etre libre, ça n’est pas balancer ses ordures par la fenêtre, ni tirer les pigeons à la 22. Je pourrais vous parler de ces jeunes cons aussi qui saccageaient des voitures en se réclamant de l’anarchisme … mais je préfère m’en tenir là. Tous ces comportements n’ont rien à voir avec la liberté, et méritent d’être punis. Vivant les uns à coté des autres, quand ce n’est pas les uns sur les autres, s’il y a bien une chose qu’il faut interdire (tant pis pour le paradoxe, j’assume), c’est bien la connerie. Par là, s’il est encore besoin de préciser, j’entends tout comportement susceptible de gêner l’autre physiquement. Et j’insiste sur le « physiquement », car tout ce qui ne relève pas des 5 sens est de l’ordre de la morale. Et s’occuper de la morale de l’autre, juger l’autre, ça s’appelle de l’ingérence et c’est donc condamnable sans autre forme de procès, car dangereux pour la préservation d’une individualité. Enfin, comprenez-vous ce que je dis ? Je parle de respect. De respect TOTAL et ABSOLU et RECIPROQUE. Je répète : personne n’a le droit d’interférer sur la vie de l’autre sans le consentement de ce dernier. Absolument personne. JE SUIS L’UNIQUE PROPRIETAIRE DE MA VIE.

Peut-être, je dis bien peut-être, que chacun aujourd’hui devrait s’asseoir et prendre le temps de s’interroger sur ce qu’il est et ce qu’il veut (et non pas voudrait), et s’y tenir. Peut-être cela aiderait-il les gens à « grandir », à vivre mieux. Nous n’avons absolument pas besoin de tout ce qui fait notre quotidien pour vivre. Nous n’avons absolument pas besoin de tous ces gadgets qui ont fait de nous des esclaves. La technologie, le progrès, qui étaient censés libérer la main et le temps de l’homme l’ont un peu plus abruti et enfermé dans un mode de fonctionnement rangé tout entier sous le signe de la consommation. Mais de nouveau je m’égare, car évidemment vous êtes libres. Libres de travailler comme des forcenés, à grand renfort de Guronsan puis la nuit tombée de Lexomil (le samedi c’est coca), pour gagner plus et acheter plus. Au moins, tout ça mis bout à bout vous évite de penser. Oui, vous êtes libres d’obéir aux impératifs économiques de quelques trusts qui n’ont d’autre pensée que celle de vous faire croire que vous avez besoin de ce qu’ils mettent en vente sur le marché pour vivre. Quelle importance cela fait-il quand bien même c’est vous qui, par le fait, êtes chaque jour mis en vente, quand c’est votre force physique ou intellectuelle, votre santé, votre temps, votre vie (travailler jusqu’à 70 ans, c’est quoi d’autre ?) qui se retrouvent sur le marché ? Pas pour rien qu’on appelle ça le marché du travail, comme le marché de l’art, comme le marché aux esclaves. Rungis, c’est partout maintenant, et c’est à l’échelle planétaire, chaque homme n’étant plus un loup pour l’homme, mais bien plutôt un produit. C’en est fini de la barbarie. L’évolution a amené en remplacement son lot d’esclaves. L’esclavagisme est une des bases du capitalisme.

Savez-vous qu’en 1880 déjà, à l’heure de la révolution industrielle, il était d’usage, déjà, « d’adultérer [tous nos produits] pour en faciliter l’écoulement et en abréger l’existence » (Lafargue, Le Droit à La Paresse)? Evidement, sinon, que faire de tout ce qui sort des chaînes de montage, sans compter tout ce qui dort déjà dans la nuit des entrepôts. Nous en sommes arrivés à un tel degré de technologie que tout existe pour faire des produits indestructibles, ou pour le moins avec un degré d’usure à l’usage quasiment nul. Seulement, si une machine à laver dure toute une vie, qu’il en va de même pour l’ordinateur et pour la voiture, quel intérêt alors à aller travailler pour gagner plus que ce qui serait nécessaire seulement à la nourriture, au logis et aux loisirs ? La vêture, effectivement et ce n’est pas d’aujourd’hui, ne s’use pas si vite par hasard. L’argent ne nous sert plus, à partir d’un certain moment - souvent ce n’est qu’une question d’âge, celui-ci étant communément lié à la situation – qu’à renouveler nos possessions. Et si ce n’est pas le luxe ou le besoin de conformisme – certains appellent ça la mode – qui nous y poussent, soyez sans crainte, le coup de la panne est prévu depuis la création du produit. Rien n’est laissé au hasard, de la conception à la distribution en passant par la construction. On vous aura subtilement, toujours, imposé ce que vous croyez désirer, et on vous fera signe dès qu’il sera utile, pour un industriel ou pour un autre, que vous élisiez au sommet de votre vie un nouvel objet, pas forcément plus performant, mais plus utile pour un annonceur ou un autre. J’exagère à peine. On a vu des adultes se promener en ville avec un morceau de plastique enfilé dans l’oreille sous prétexte qu’ils étaient devenus de telles personnalités qu’on devait pouvoir les joindre 24h/24. « L’informatique : un marché très porteur ». Qu’est-ce qui se cache derrière ces mots, au juste ? Juste de nouveaux objets dont on n’attend même plus qu’ils soient valides, viables, pour les mettre en vente. Les gogos qui se précipitent pour les acheter fourniront les fonds pour construire, dès demain, une nouvelle … ébauche. Le progrès, cette fabuleuse manne providentielle, a essentiellement consisté à rendre impossible toute réparation d’un objet par de son possesseur. Le progrès nous a rendu nos objets hermétiques à tout bricolage. Raison invoquée : les normes sécuritaires. C’est pour notre bien et pour notre sécurité à tous qu’il n’est plus possible de réparer soi-même sa voiture, quand bien même il ne suffirait que de changer les bougies, maintenant devenues inaccessibles pour qui ne possède pas cette clé spéciale introuvable à la vente. La vraie raison, on l’aura devinée, n’est que financière. Personnellement, je me demande pourquoi mon appareil photo n’aura quant à lui duré que 2 ans, tandis qu’un vieux coucou du début du siècle, je parle du XXème, fonctionne encore très bien. Quant aux dinosaures métal et cuir des années 70, on ne leur trouve plus de pellicules. Bref, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Il en va de même pour tout nos consommables (c’est le nouveau nom de votre aspirateur), y compris la bouffe, qu’on aura tellement transformée, édulcorée et recréée au mépris de la santé du consommateur, que la nourriture « naturelle » (bio ?) est un produit de luxe. Moi, quand j’étais gosse, c’est plutôt ceux qui mangeaient les produits du jardin qui étaient considérés comme des pauvres.

Et tout le monde d’acquiescer. Nous sommes ravis car tout va bien, car tout va vite.

Obsolètisme. C’est le mot d’ordre. Consommez vite avant d’être vous-mêmes jetés au rencard, s’il n’est pas déjà trop tard. Pardonnez-moi, ou pas, d’être alors has-been. Oui, je m’insurge contre un tel état de fait. Non, je ne suis pas d’accord, et non, je ne vous suivrai pas, JAMAIS.

P.Jann!n

2/12/08

la rumeur nait

29 octobre 2008

guru universensualien

De neuf

16 octobre 2008

Naturel de se mêler au sillon commun quand le labour isolé suit les courbes hésitantes d’une dune.

Petite et grande mort réunies sous le ralenti des reins plan rapproché alarmes beauté.

Déjà consortium importun défie ses alliés.

Aucune trace ne subsistera du non appartenant.

Les soucis le néant s’agencent à tue-tête dans la pluie et les cendres.

Oublie oublie l’évidence la buée de tes mots rejoint la brume hivernale.

Je t’aime car tu n’as jamais désappris l’étonnement.

S/

Universensualiens are GOLDEN BRAINS

16 octobre 2008

We are Yellow Brain.

We are Golden Brain.

Soon.

Il est huit heures (mother fucker)

30 septembre 2008

Fuite d’optiques

Géomètres en conflit

Odeur de poudre farine des ailes d’un tiède obscur

Il est huit heures à la proue

Il est sans taches l’homme seul penché au clou

Silhouettes de cire

Aux abris en fonte

Aux arbres d’un conte

Aux habits dont

On s’extraie

Au grill l’accélérateur le savoir ses feuilles tes avoirs tes crocus

L’oeuvre au noir l’abribus

Bible impasse

Galbe en chasse

Théorie de mes années

Il est huit heures

Mother Fucker

Expo Passage d’Isabel Da Cunha De Almeida

27 septembre 2008

Spécial copinage pour une artiste Universensualienne, Isabel Da Cunha De Almeida. Elle vient du Brésil, habite à Téhéran et travaille à Paris. Elle réalise une exposition sur le thème du passage, du mythe, de l’idiotie et de l’absurde à la Galerie Michel Journiac, du 2 au 17 octobre.

“Vous trouverez dans mon activité des éléments de mon intimité et de la vie privée de quelques personnes de mon entourage. Le héros particulier se transforme en héros du travail artistique : une sorte de symbiose entre le héros et l’anti-héros. Un peu burlesque, mon héros assume des identités diverses et devient un héros public. Aujourd’hui, inspiré par le slogan de l’Universensualiens : « The Gourou is you », il a gagné un sosie baptisé Zourou. Dérisoire, Zourou réuni avec un humour décalé, le factuel dans mon travail.”

Intimité, privé vs public, héros particulier, anti-héros, identité, sosie, burlesque, factuel.

SACRE ET MASSACRE

4 septembre 2008

Patrick JANN!N s’explose à la galerie Kennory Kim, 22 rue des Vertus, 75003 PARIS, du 12 septembre au 11 octobre 2008 . Vernissage le 12/10, de 18h00 à 22h00

www.kennory-kim.com

Revoltés, réveurs, poetes, artistes / Revolutionars, dreamers, artists

4 septembre 2008

Révoltés, rêveurs, bloggeurs, sales poètes, putains d’artistes, jeunes et vieux cons, bons hommes et femmes de mauvaises vies, hétéros intégristes, pédés pratiquant, nègres, niakoués, athées, libertaires, feignant de chomeurs, travailleurs décharnés, philosophes de comptoirs, intellos-bobos, employés ou vrillés, Pd-g, gens qui servent à quelque chose ou à rien, moches, beaux, frustré, ténébreux, exhubérants, toi, moi, nous, tata dédette, tout ceux qui ne veulent pas subir la société et son lot d’iniquités, et qui veulent changer le monde, prendre leur vie et la société en main, inventer des modes de pensée et de vie alternatifs, ce blog est le votre.

Attention ! Vous allez devenir Universensualiens ! Vous allez vous interroger sur des questions universelles et sociétales, sur la vie, la mort, l’amour, le cul ! Vous allez donner du sens à vos vies et bouleverser la société ! Vous allez devenir hors normes, plus libres et faire l’histoire.

Transcender les mondes, exprimez vous, prenez vous en main, créez des liens.

Révez le monde et faites en une réalité. Dream the world. Make it real. UniversensualienS.

Guru


Nous sommes Universensualiens / We are UNIVERSENSUALIENS

22 août 2008

Les Universensualiens s’interrogent sur les grandes questions universelles et sociétales. Ils proposent des solutions, des actions pour s’approprier et inventer ensemble un monde plus libre, beau, fraternel, sensuel…

Ils inventent un nouveau modèle de société, repensent le travail, l’organisation sociétale, les rapports humains, l’économie, le politique, la vie, l’amour, le couple, la place de l’individu dans la société, l’éducation, l’art, …

Les Universensualiens créent du sens et se départissent de tout ce qui nous conditionne et nous contraint en tant qu’Hommes : morale, religion, éducation, tradition, us et coutumes, normes, travail…

Ils s’extraient des dogmes et a priori, pratiquent l’épochè (la suspension du jugement) et deviennent des Hommes libres.

Les Universensualiens créent des liens entre les mondes, les Hommes, les cultures. Ils apportent un regard décalé et amusé, profond et léger, violent et doux sur notre société, notre humanité.

Les Universensualiens sont un mouvement artistico-politico-philosophique qui rassemble des personnalités françaises et étrangères, des artistes, philosophes, hommes politiques, humanistes, entrepreneurs, journalistes, et plus largement toutes personnes susceptibles de contribuer à une réflexion originale sur le devenir de notre société.

Universensualiens

Le Guru is U

WE ARE UNIVERSENSUALIENS !

The Universensualiens wonder about the major universal and societal issues. They propose solutions and actions to make one’s own and invent a freer world, more beautiful, fraternal and sensual…

They invent a new model of society, rethinking work, societal organization, human relationships, economics, politics, life, love, the couple, the place of the individual in society, the education, the arts,…
The Universensualiens create sense and depart from everything that wrap or constraint us : all morals, religions, education, tradition, customs, standards, work…

They dig out from the dogmas and a priori and practice epoke (suspension of judgement) and become Free Men.
The Universensualiens create links between the worlds, the Humans, the cultures.

They bring a shifted and amused look, deep and light, violent and gentle to our society, our humanity.

The Universensualiens are an artistic, a political and philosophical movement which brings together French and Foreign personalities, artists, philosophers, politicians, humanists, entrepreneurs, journalists, and more generally all persons likely to contribute to thinking about the future of our society and transform it. .

Universensualiens

Le Guru is U

Le Gourou se révolte donc nous sommes / I Revolt so we Are

22 août 2008

Je suis le catalyseur de l’esprit, de l’éveil des consciences, des révoltes, des rèves, des possibles.

Je suis l’esprit de l’art, du vin, du plaisir, le souffle d’espoir, l’inconscient, la pulsion de vie, la réunion du corps et de l’esprit, l’orgasme.